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Achalandage important aux attraits touristiques de l’Abitibi-Témiscamingue

Passerelle suspendue, Parc national d'Aiguebelle

Les parcs nationaux de la région, comme Aiguebelle et Opémican, accueillent beaucoup de visiteurs cet été.

Photo : Gracieuseté - Parc national d'Aiguebelle

Les attraits touristiques de l’Abitibi-Témiscamingue sont fort populaires depuis la reprise des activités, autant chez les gens de la région que chez des touristes de l’extérieur.

Plusieurs affichent déjà complet pour une bonne partie de l’été, mais certains affirment qu’ils vont malgré tout perdre beaucoup d’argent.

Moins de visiteurs en même temps

À la Cité de l’Or de Val-d’Or, les activités extérieures ont repris le 1er juillet et tout est déjà réservé jusqu’au 30 juillet.

Bien qu’il s’agisse d’une bonne nouvelle, le directeur général Guy-Édouard Bouchard précise qu’en raison des contraintes liées à la COVID-19, il peut uniquement accueillir environ 40 visiteurs par jour comparativement à 120 les dernières années.

Tous les groupes de voyage ont été annulés, toutes les activités sur le site comme le festival de l’humour. Toutes mes visites scolaires ont été annulées aussi alors ça va jouer beaucoup dans la rentabilité, déplore-t-il.

Une contreplongée de deux chevalements de mine indiquant La Cité de l'Or.

La Cité de l'Or de Val-d'Or

Photo : Marie-Claude Robert

Guy-Édouard Bouchard s’attendait aussi à voir plus de gens de la région à la Cité de l’Or.

[La clientèle provient à] 19 % de la région, soit 1 % de plus que l’an passé, et 80 % sont des gens de l’extérieur, surtout de la région métropolitaine, de l’Estrie, des Cantons de l’Est, précise-t-il

Au Refuge Pageau à Amos, le directeur général Félix Offroy est fort satisfait de l’achalandage.

Lui aussi a dû diminuer le nombre de visiteurs par jour.

On peut atteindre parfois entre 400 et 500 visiteurs par jour dans les bonnes journées l’été puis, cette année, avec les mesures sanitaires, on peut recevoir 240 personnes par jour maximum, explique-t-il.

Il précise d’ailleurs atteindre 240 personnes pratiquement tous les jours depuis une semaine quand la température est bonne.

C’est certain que ça a un impact financier puis on est en train de trouver des solutions pour pallier à tout ça, on va trouver des supports, on va tenter d’obtenir des aides gouvernementales qui peuvent nous appuyer pour arriver à sortir de là la tête hors de l’eau, ajoute Félix Offroy.

Dans les parcs nationaux

Dans les deux parcs nationaux de la région, soit Aiguebelle et Opémican, l’achalandage n’a jamais été aussi important.

On voit que les gens veulent retourner dans les espaces naturels. Beaucoup de gens qui n’étaient pas venus depuis plusieurs années et aussi beaucoup de nouvelles clientèles tant à Aiguebelle qu’à Opémican, affirme le directeur général Ambroise Lycke.

Un sentier pédestre dans un parc national.

L'un des sentiers du parc national d'Opémican

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Il affirme que les réservations se font très rapidement. Il constate que beaucoup de gens de la région redécouvrent les parcs nationaux. Plusieurs visiteurs de l’extérieur viennent aussi visiter.

Tout en ce moment est complet, ça se remplit très vite, les gens peuvent aller faire une randonnée sans prendre d’hébergement, mais quand on parle de prêt-à-camper, camping ou chalets rustiques c’est plein. On les invite à aller voir sur le site s’il y a des annulations, mais bien souvent c’est complet, ajoute Ambroise Lycke.

Tous les attraits touristiques ont noté que les visiteurs respectent bien les directives de la Santé publique et bien peu de situations problématiques ont été rapportées.

Le Fort Témiscamingue est quant à lui ouvert depuis seulement une semaine. La chef d’équipe, Josée Latraverse, affirme recevoir plus de 100 personnes par jour depuis l’ouverture, ce qui est davantage que les dernières années.

Uniquement les activités extérieures sont disponibles, l’organisation a donc décidé d’offrir l’entrée gratuitement.

Il y a des gens de l’Abitibi qui nous disent qu’ils n’avaient jamais visité le Fort Témiscamingue, c’est l’occasion pour eux de visiter les sites du Témiscamingue comme ils demeurent dans la région cette année. C’est très positif pour nous parce que j’ai l’impression que les gens vont vouloir revenir, remarque-t-elle.

Josée Latraverse voit cette situation d’un bon oeil puisque plusieurs activités auront lieu l’an prochain dans le cadre du 300e anniversaire du premier poste de traite qui devait avoir lieu cette année, mais qui a été reporté.

Malgré cette popularité, à l’exception des parcs nationaux, tous ces attraits risquent de perdre des montants d’argents importants cette année. Certains souhaitent que les deux paliers de gouvernement puissent leur venir en aide.

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