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Coronavirus : masques obligatoires et tests sur les voyageurs en Europe

Des femmes dans les rues de Londres portant des masques de protection.

Le port du masque est de plus en plus répandu pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus.

Photo : Getty Images / TOLGA AKMEN

Agence France-Presse
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les masques et les contrôles des voyageurs pour lutter contre la COVID-19 se généralisent en Europe, où la résurgence de la maladie dans quelques pays de la région inquiète l'Organisation mondiale de la santé (OMS), même si le continent américain reste de loin le plus touché.

La Belgique a battu vendredi un triste record : une fillette de trois ans est morte des suites de la COVID-19 il y a quelques jours, ont annoncé les autorités sanitaires, faisant d'elle la plus jeune victime du virus dans ce pays qui connaît une hausse des contaminations, avec 64 847 cas.

Au Royaume-Uni, l'obligation de porter le masque dans les magasins et les supermarchés est entrée en vigueur. Même chose dans les supermarchés de Vienne, en Autriche, mais aussi dans les postes, les banques et les centres médicaux.

Et même s'il est parfois compliqué de se comprendre en parlant la bouche couverte, on doit le porter pour se protéger soi-même et protéger les autres, explique à l'AFP Alena Aktas, employée d'un bureau de poste.

Andreas Poschenreither, qui fait ses courses dans un supermarché, estime lui que le port du masque aurait dû rester obligatoire après la levée du confinement dans le pays. C'était une erreur, dit-il, de mettre fin à cette consigne.

Vendredi, la branche européenne de l'OMS a appelé les pays de la zone à rester réactifs et à lever les restrictions avec attention, voire à les réintroduire si besoin.

La récente résurgence de cas de COVID-19 dans certains pays après l'assouplissement des mesures de distanciation est certainement une cause d'inquiétude, a déclaré à l'AFP une porte-parole de l'Organisation.

L'Europe totalisait vendredi 207 118 décès pour plus de 3 millions de cas, selon un comptage réalisé par l'AFP.

Plusieurs pays de la région ont renforcé les contrôles des voyageurs.

Un homme et une femme portant des masques de protection  avec en arrière-plan une pancarte avisant les clients qu’ils ne seront pas servis s’ils ne portent pas de masque.

Le port du masque est obligatoire dans les commerces de la ville de Blackburn, au Royaume-Uni.

Photo : Getty Images / Christopher Furlong

Ainsi, l'Allemagne a décidé de proposer des tests gratuits aux voyageurs de retour dans le pays, tandis que la France a rendu obligatoires les tests pour les voyageurs arrivant de 16 pays, dont les États-Unis et l'Algérie.

Le premier ministre Jean Castex a également recommandé aux Français d'éviter de se rendre en Catalogne, dans le nord-est de l'Espagne, et de son côté la Norvège a de nouveau imposé des restrictions sur les voyages avec l'Espagne, où l'épidémie de COVID-19 repart à la hausse.

Au total, 633 711 personnes sont mortes de la COVID-19 dans le monde. Et c'est sur le continent américain que la situation reste la plus préoccupante.

Aux États-Unis, le cap des 4 millions de cas officiels est désormais dépassé, 1225 nouveaux décès ont été enregistrés vendredi.

Longtemps accusé de déni face à la pandémie, le président américain, qui a récemment admis une hausse inquiétante des cas dans le Sud, a renoncé à la convention républicaine prévue fin août en Floride. Cet événement devait officiellement l'introniser comme candidat du parti républicain à l'élection présidentielle de novembre.

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure.

Des chiffres en hausse en Amérique latine

En Amérique latine et aux Caraïbes, le seuil des 4 millions de cas a également été franchi. Le Brésil à lui seul compte désormais plus de 2,2 millions de cas.

Cela n'a pas empêché le président Jair Bolsonaro, contaminé par le coronavirus, de se promener jeudi à moto et de discuter, sans masque, avec des balayeurs près de sa résidence à Brasília, selon des photos diffusées dans les médias.

À cause de la propagation de l'épidémie, la Bolivie a annoncé le report au 18 octobre des élections générales prévues le 6 septembre.

La situation est particulièrement dramatique au Pérou, où le système sanitaire de la deuxième ville du pays, Arequipa, est totalement saturé. Certaines personnes infectées ont été vues dormant dans des tentes au pied des hôpitaux, d'autres dans leurs voitures, dans l'espoir d'obtenir un lit et d'être soignées.

Au Nicaragua, les masques seront aussi pour les reines de beauté : la compétition pour la couronne de Miss Nicaragua 2020 aura bien lieu, à huis clos, les autorités refusant d'ordonner des mesures de confinement.

Selon la Croix-Rouge, le bilan économique dévastateur de la pandémie risque par ailleurs de déclencher de nouvelles vagues de migrations une fois les frontières rouvertes.

Nous observons de plus en plus, dans de nombreux pays, les effets secondaires de la pandémie sur les moyens de subsistance et la situation alimentaire, a déclaré Jagan Chapagain, secrétaire général de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR).

Ailleurs dans le monde, les chiffres continuent aussi à progresser.

En Inde, 740 nouveaux décès attribués à la COVID-19 ont été recensés en 24 heures, selon un bilan officiel vendredi. Avec 30 000 décès, le pays devient le sixième comptant le plus de morts, derrière les États-Unis, le Brésil, le Royaume-Uni, le Mexique et l'Italie.

Plusieurs pays ont eux choisi d'imposer à nouveau des mesures de confinement partiel.

Les quelque 10 millions d'habitants de Tokyo ont ainsi été invités à rester chez eux depuis jeudi, premier jour d'un long week-end férié au Japon.

Et en Afrique du Sud, les écoles publiques ont refermé leurs portes pour un mois, dans ce pays qui a connu une hausse de près de 60 % du nombre total de décès naturels au cours des dernières semaines. À la maison de retraite Casa Serena à Johannesburg, capitale économique, 14 des 64 pensionnaires sont décédés après avoir contracté la COVID-19.

On s'attendait à ce que des gens meurent comme chaque année pendant l'hiver [austral], mais là c'est une concentration de mort, soupire Mario Serra, qui dirige l'établissement.

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