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Vol PS752 : l'avion abattu illégalement par l'Iran, selon un officiel ukrainien

Une roue de l'appareil et d'autres débris au sol.

Le drame a coûté la vie aux 176 personnes à bord, dont 55 Canadiens et 30 résidents permanents du Canada.

Photo : Associated Press / Ebrahim Noroozi

Radio-Canada

Le ministre adjoint aux Affaires étrangères d'Ukraine a écrit sur Twitter que l'analyse préliminaire des enregistreurs de vol révélait que l'Iran avait illégalement abattu le vol PS752.

La transcription a confirmé le fait de l'interférence illégale avec l'avion. Nous attendons la partie iranienne pour la première ronde de pourparlers la semaine prochaine, a écrit Yevhenii Yenine, le ministre adjoint en question.

Une porte-parole de l'ambassade d'Ukraine à Ottawa a confirmé la légitimité du message sur Twitter de M. Yenine, mais a déclaré que son gouvernement n'avait aucun autre commentaire.

Plus tôt dans la journée, le BST, qui a dépêché une équipe en France pour participer à l'enquête internationale, a confirmé dans un communiqué que l’analyse préliminaire des données des enregistreurs de données de vol et de conversations dans le poste de pilotage du vol 752 d’Ukraine International Airlines (PS752) a eu lieu.

Le BST précise toutefois ne pas pouvoir dévoiler les informations obtenues grâce aux données des enregistreurs.

Nous avons pressé l’Iran de diffuser des renseignements factuels issus des enregistreurs le plus rapidement possible. Cependant, en vertu de l’annexe 13 de la Convention relative à l’aviation civile internationale, le BST n’est pas en mesure de fournir des détails à l’heure actuelle sans l’autorisation expresse de l’État chargé de mener cette enquête, c’est-à-dire l’Iran.

Kathy Fox, présidente du BST

Je sais que les familles des victimes et beaucoup d’autres personnes sont impatientes de savoir quelles sont les données recueillies, ajoute Mme Fox.

En vertu de l'annexe 13 de la Convention relative à l'aviation civile internationale, l'Iran devient l'enquêteur principal de l'accident, parce qu'il s'agissait de l'État d'occurrence, même s'il sera visiblement en conflit d'intérêts. C'est à ce pays que revient de dévoiler le contenu des boîtes noires.

Erreur humaine?

Le drame a coûté la vie aux 176 personnes à bord, dont 55 Canadiens et 30 résidents permanents du Canada.

Après avoir nié toute responsabilité, l'Iran a admis que ses soldats avaient abattu l'appareil avec un missile, mais en affirmant qu'il s'agissait d'une erreur humaine, liée au mauvais réglage d'un radar militaire, suivie d'autres dysfonctionnements.

Téhéran, qui n'avait pas les moyens techniques de déchiffrer le contenu des boîtes noires du Boeing abattu, avait finalement consenti à les envoyer à Paris aux fins d'analyse.

Mme Fox décrit le téléchargement et l'analyse des enregistreurs de vol comme un jalon important, mais ajoute que l'enquête est loin d'être terminée. Bon nombre de questions restent sans réponse, note-t-elle.

Le BST continue de réclamer une enquête sur la sécurité minutieuse, transparente et crédible, et continue d’offrir son aide à l’Iran, ajoute Mme Fox.

Le ministre canadien des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, remercie sur Twitter le Bureau français d'enquêtes et d'analyses (BEA) et presse l'Iran de dévoiler le contenu des enregistreurs de vol.

Cette analyse doit maintenant être transmise rapidement à la communauté internationale pour assurer une enquête complète, crédible et transparente sur la sécurité du vol, affirme-t-il.

Avec les informations de Reuters

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