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La police du Grand Sudbury en faveur de la décriminalisation de la consommation de drogues

Photo d'un homme portant un uniforme de police noir, le logo de la police de Sudbury en arrière-plan

Le porte-parole de la police de Sudbury Dan Despatie affirme qu'une nouvelle approche est nécessaire dans la lutte contre les drogues (photo d'archives).

Photo : Radio-Canada / Frédéric Projean

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La police du Grand Sudbury a affirmé jeudi que la consommation de drogue est un problème de santé publique, et que la possession pour usage personnel devrait être décriminalisée.

Mais la décriminalisation ne signifie pas pour autant que la consommation de drogue serait légale, précise l'inspecteur Dan Despatie.

La décriminalisation peut être un moyen efficace de réduire les préjudices pour la santé et la sécurité publiques qui sont associés à la toxicomanie en l'abordant avec une réponse non pénale, ce qui n'est pas la même chose que la légalisation.

Cette prise de position du Service de police du Grand Sudbury fait écho à celle de L’Association canadienne des chefs de police et à celle des chefs de police de la Nouvelle-Écosse.

M. Despatie, qui travaille également avec le groupe de stratégie communautaire de lutte contre la drogue de la ville, affirme que les policiers de Sudbury ont déjà une certaine discrétion lorsqu'il s'agit de faire des arrestations impliquant de petites quantités de drogue.

M. Despatie a ajouté que cibler les trafiquants de drogue et les organisations criminelles constitue une meilleure utilisation des ressources.

« Ce dont nous sommes sûrs, c'est que les personnes qui consomment des substances psychoactives sont confrontées à de nombreuses répercussions. »

— Une citation de  Dan Despatie, inspecteur pour le Service de police du Grand Sudbury

Il cite les casiers judiciaires, la stigmatisation, les risques de surdose, les risques de maladie transmissible par le sang comme des risques possibles de la consommation de drogue.

La décriminalisation de la possession simple est un moyen de diminuer ces risques en supprimant ces sanctions pénales et en les remplaçant par un accès à ces traitements, ajoute-t-il.

M. Despatie a ajouté que les gens ne devraient pas avoir peur que la police ferme les yeux sur la consommation de drogue.

C'est une nouvelle opportunité pour la police d'avoir un impact positif sur la communauté tout en se concentrant sur l'importation, la production et le trafic de substances illicites et en essayant d'empêcher les drogues d'entrer dans notre communauté, explique-t-il.

Avec les informations de CBC

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