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Plus de femmes que d'hommes au chômage en raison de la pandémie

On voit des passants, au premier plan une jeune femme, qui marchent sur la place d'Armes, au centre-ville de Montréal. En arrière-plan, on voit les édifices emblématiques, dont celui de la BMO.

Les femmes, les jeunes et les personnes racisées ont été les premières victimes de la pandémie en matière d'inégalités sociales.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

On le savait déjà en partie, mais nous avons maintenant une nouvelle série de chiffres pour le prouver : les femmes, les jeunes et les personnes racisées ont été plus sérieusement touchés que les autres par la pandémie.

C’est ce qui ressort de l’édition de juillet du baromètre de l’Observatoire québécois des inégalités.

Et d’où viennent les chiffres de l’organisme? De nombreuses sources, explique son directeur général, Nicolas Zorn. D’abord, d’un sondage Léger, ensuite, de Statistique Canada ou de Québec, et finalement, d’organismes communautaires qui ont contribué avec parfois des données exclusives.

Un constat surprenant ressort du lot, selon le doctorant en science politique.

L’Observatoire s’attendait à ce que les endroits où sont concentrés les gens à faible revenu soient autant contaminés par la COVID-19 que ceux où se trouvent beaucoup de gens racisés. Mais ce n’est pas ce qui s’est passé.

Pour les gens à faible revenu, le lien n’est pas clair [entre pauvreté et risque accru d’attraper la COVID-19], mais le lien pour les personnes racisées est très fort et il est constant depuis le début de la crise, explique Nicolas Zorn.

Les communautés culturelles sont donc plus à risque, notamment puisqu’on y trouve davantage de travailleurs essentiels, comme des infirmières, ou davantage de travailleurs précaires qui ne peuvent pas laisser leur emploi et prendre six mois de sabbatique.

Elles sont aussi plus susceptibles d'attraper le virus, puisqu’elles sont concentrées dans la métropole et que la distanciation sociale est beaucoup plus facile à faire en Gaspésie qu’à Montréal.

Plus de femmes que d’hommes au chômage

Autre constat de l’Observatoire : l’écart entre le taux de chômage des femmes et des hommes s’est de nouveau accentué au cours des mois de mai et de juin.

Si, au début de la crise en mars, les femmes étaient plus nombreuses que les hommes à être en chômage, les chiffres se sont égalisés en avril. Les hommes étaient donc plus nombreux à quitter leur emploi au cours de ce mois-là.

En mai, par contre, l’écart s'est accru de nouveau. Le déconfinement a davantage souri aux hommes qu’aux femmes pour ce qui est du marché du travail, explique M. Zorn en entrevue téléphonique.

C'est un peu la même chose chez les jeunes de 15 à 24 ans, dont 33 % étaient au chômage en avril et en mai. Le taux est descendu à 25 % en juin. Ce sont des chiffres très élevés, explique M. Zorn. L'Observatoire rappelle que ce taux de 25 % de chômage chez les 15 à 24 ans est près de trois fois plus élevé que ce qu'on voit chez les 25 à 64 ans.

Si le scientifique observe une amélioration en matière de détresse et de précarité au cours du dernier mois, tout n’est pas rose pour autant, tient-il à souligner.

Il y a encore beaucoup d’exclusion sociale et d’écart de reprise.

Avec la collaboration de l'émission Le 15-18

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