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Qui tente de semer la haine à Wetaskiwin récolte une campagne anti-homophobes

La cour avant d'une maison est décorée de drapeaux canadiens et de guirlandes. Un drapeau du Traité 6 est suspendu sous le porche. Un drapeau de la Fierté est apposé sur une clôture.

En plus des drapeaux canadiens, Jessi Hanks a notamment installé un drapeau du Traité 6 et de la Fierté dans sa cour pour célébrer la fête du Canada.

Photo : Jessi Hanks

Radio-Canada

Une mobilisation citoyenne spontanée a pris forme ces derniers jours en soutien à une résidente de Westaskiwin, au sud d’Edmonton, qui a reçu une lettre homophobe anonyme après avoir arboré un drapeau de la Fierté dans sa cour.

C’est pour souligner la diversité et l’inclusion que Jessi Hanks a décidé de déployer un drapeau de la Fierté parmi les multiples décorations qu’elle installe dans sa cour pour célébrer la fête du Canada.

Si son initiative lui a valu un prix pour la maison la mieux décorée pour l’occasion, il a aussi poussé un trouble-fête à déposer un courrier homophobe dans sa boîte aux lettres.

Indignation

L’expéditeur y décrit notamment le drapeau arc-en-ciel comme étant celui d’un groupe dégénéré de la société, avant d'écrire que ces couleurs n'avaient pas leur place à Wetaskiwin.

J’espère et prie sincèrement pour que vous ne fassiez pas partie de ceux qui ont peint le [trottoir de la rue Main aux couleurs de la Fierté]. Sinon, HONTE À VOUS, lance-t-il dans sa lettre.

Deux femmes aux cheveux colorés se tiennent l'une à côté de l'autre, drapées dans un drapeau de la Fierté.

Jessi Hanks (à droite) et sa fille Katie (à gauche) ont fêté les célébrations de la Fierté en se colorant les cheveux aux couleurs de l'arc-en-ciel.

Photo : Jessi Hanks

Jessi Hanks a perçu ce message comme une insulte personnelle, puisque sa fille est bisexuelle.

Cela revient à traiter directement mon enfant de dégénérée, s’est-elle indignée.

Plutôt que de se laisser submerger par la colère et la tristesse, Jessi Hanks a décidé de publier la lettre haineuse sur les réseaux sociaux où elle a reçu très vite de nombreux soutiens.

J’ai reçu plus de 600 commentaires de pur amour et de solidarité, dit-elle.

Le maire, Tyler Gandam, a, par exemple, réagi en revendiquant avoir fièrement participé au peinturage du trottoir de la Fierté.

D’autres résidents ont tenu à concrétiser leur soutien en ligne par des actes. La conservatrice en chef du Musée District Heritage souhaite faire de l’événement une exposition pour montrer que d’autres voix sont plus fortes, plus fières et plus inclusives, que celle de la lettre homophobe.

C’est beau de voir Wetaskiwin se serrer les coudes et nous soutenir, ma fille et moi.

Une citation de :Jessi Hanks, résidente de Wetaskiwin

Dimanche, des drapeaux de la Fierté seront installés aux quatre coins de la ville par des habitants qui iront ensuite repeindre la clôture de la maison de Jessi Hanks aux couleurs de l’arc-en-ciel.

Cette mobilisation contre la haine est la deuxième à voir le jour ce mois-ci à Wetaskiwin. Le 10  juillet, le président du Comité Bispirituel de Maskwacis, Chevi Rabbit, avait été la cible d’insultes alors qu’il commandait une pizza avec sa mère et son neveu.

C’est lui ou elle, lui avait-on lancé, en avançant que le concept de bispiritualité ne servait absolument à rien.

Cette attaque verbale, elle aussi relayée sur les réseaux sociaux, avait motivé la tenue d’un rassemblement visant à promouvoir l’inclusion. Organisé devant l’hôtel de ville, il avait réuni de nombreuses personnes, dont le maire, Tyler Gandam, le député conservateur Rick Wilson et des leaders communautaires de la région de Maskwacis.

La communauté a fait front pour affirmer à tout le monde que la haine n’était pas la bienvenue chez elle, a conclu Chevi Rabbit.

Avec les informations d'Andrea Huncar

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