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États-Unis : des Chinois interrogés par le FBI dans plusieurs villes

Un ressortissant chinois se serait réfugié au consulat de son pays à San Francisco.

Une vue du consulat de Chine à Houston.

Une vue du consulat de Chine à Houston

Photo : afp via getty images / PHILIP PACHECO

Radio-Canada

Un pas supplémentaire a été franchi dans la confrontation entre Washington et Pékin, qui dure depuis plusieurs mois.

Au lendemain de la décision américaine de fermer le consulat de Chine à Houston, on apprend que le FBI a interrogé plusieurs ressortissants chinois détenteurs de visas dans près de 30 villes américaines, selon ce qu'a indiqué le département de la Justice.

Ces derniers sont soupçonnés de travailler pour l'Armée populaire de libération (APL), les forces armées chinoises.

Trois ressortissants chinois ont été arrêtés pour fraude tandis qu'un quatrième, en fuite, est réfugié au consulat chinois de San Francisco. Selon les autorités américaines, tous sont des membres de l'APL et se font passer pour des chercheurs.

Dans les interrogatoires des membres de l'Armée populaire de libération, le FBI a découvert l'existence d'efforts concertés visant à dissimuler leur véritable affiliation afin de se servir des États-Unis et du peuple américain, a dit John Brown, un responsable du FBI.

La personne qui se retrouve au consulat de Chine à San Francisco s'appellerait Juan Tang, selon les autorités américaines.

Il s’agit d’une chercheuse, spécialiste des traitements contre le cancer. Elle travaillait depuis janvier dans un laboratoire de l'Université de Californie. Pour obtenir son permis de séjour, elle avait assuré n'avoir jamais été liée à l'armée chinoise.

Or, selon son acte d'accusation, des enquêteurs ont découvert des photos d'elle en uniforme et établi qu'elle travaillait pour un hôpital militaire chinois.

Après la perquisition de son domicile et son interrogatoire par le FBI le 20 juin dernier, elle s'est abritée au consulat de San Francisco, selon le département de la Justice.

Visé par des accusations comparables, le chercheur en médecine Xin Wang a été arrêté le 7 juin alors qu'il s'apprêtait à quitter les États-Unis.

La police américaine a également interpellé le 18 juillet Chen Song, une spécialiste du cerveau, et Kaikai Zhao, étudiant en intelligence artificielle.

Pékin a accusé les États-Unis de persécuter politiquement les étudiants et universitaires chinois.

Nous appelons les États-Unis à arrêter d'utiliser toutes sortes d'excuses pour restreindre, harceler ou se débarrasser des chercheurs chinois, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Wang Wenbin.

La Chine prendra les mesures nécessaires pour protéger la sécurité et les droits légitimes des citoyens chinois, a-t-il ajouté.

La police et la justice américaine multiplient depuis plusieurs mois les poursuites contre des Chinois soupçonnés de se livrer à de l'espionnage économique ou industriel.

Pompeo lance un appel au monde libre

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a appelé jeudi le monde libre à triompher face à la nouvelle tyrannie incarnée, selon lui, par la Chine communiste.

La Chine d'aujourd'hui est de plus en plus autoritaire à l'intérieur du pays, et plus agressive dans son hostilité face à la liberté partout ailleurs, a-t-il déclaré en Californie lors d'un discours.

Le secrétaire d'État Mike Pompeo lors de son discours à la bibliothèque Richard Nixon à Yorba Linda, en Californie.

Le secrétaire d'État Mike Pompeo lors de son discours à la bibliothèque Richard Nixon à Yorba Linda, en Californie

Photo : Reuters / POOL

Dans la foulée, il a accusé Xi Jinping d'être un adepte sincère d'une idéologique totalitaire en faillite, en faisant référence uniquement à ses fonctions de secrétaire général du Parti communiste.

Le discours de M. Pompeo semble résumer la stratégie du président américain face au géant asiatique, présenté à plusieurs reprises comme une menace ou un danger.

De son côté, Pékin a promis des représailles contre la décision de fermer le consulat. La diplomatie chinoise a dénoncé une nouvelle fois jeudi une calomnie malveillante qui démolit le pont d'amitié entre les Chinois et les Américains.

Le secrétaire d’État a qualifié le consulat de Houston de plaque tournante de l'espionnage et du vol de propriété intellectuelle, sans préciser clairement les faits reprochés aux diplomates chinois.

L'heure est venue pour les nations libres de passer à l'acte, a-t-il répété, appelant de ses vœux une nouvelle alliance des démocraties.

L'objectif de ce passage à l'acte doit être de faire changer [Pékin] d'attitude, a-t-il plaidé.

Si nous nous inclinons maintenant, nos petits-enfants pourraient être à la merci du Parti communiste chinois, dont les actes constituent le premier défi du monde libre.

Mike Pompeo

Xi n'a pas vocation à semer éternellement la tyrannie en Chine et à l'étranger, à moins qu'on le laisse faire, a déclaré M. Pompeo.

Avec les informations de Agence France-Presse

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