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Le synchrotron, un outil qui favorise une meilleure compréhension du nouveau coronavirus

Un scientifique en combinaison de protection au laboratoire VIDO-InterVac de Saskatoon.

Le laboratoire VIDO-InterVac fait partie des quelques établissements de niveau 3 au pays à pouvoir accueillir et analyser des pathogènes dangereux pour l'être humain.

Photo : Radio-Canada / À titre gracieux de la part de VIDO-InterVac

Le Centre international de recherche sur les vaccins et les maladies infectieuses (VIDO-InterVac), de l’Université de la Saskatchewan, unit ses forces avec le Centre canadien de rayonnement synchrotron, à Saskatoon, pour avancer les recherches d’un traitement contre la COVID-19.

En plus du VIDO-InterVac, l’Université de la Saskatchewan héberge le Centre canadien de rayonnement synchrotron, qui possède le seul accélérateur de particules en son genre au pays.

Le synchrotron permet notamment d'étudier le comportement du SRAS-CoV-2, le virus responsable de la COVID-19, afin de comprendre, par exemple, la survie des particules aériennes dans un endroit clos.

Intérieur du synchrotron de Saskatoon.

Le synchrotron de Saskatoon

Photo : Radio-Canada / Alexis Lalemant

Voyant les avantages de l’accélérateur de particules dans la recherche pour trouver un traitement contre la COVID-19, Ottawa a annoncé mercredi un financement de 76,9 millions de dollars destiné aux activités et à la maintenance du synchrotron jusqu’en 2023.

L’équipe du VIDO-InterVac de l’Université de la Saskatchewan n’est pas la seule au pays à compter sur l’apport technologique du synchrotron.

Ce dernier est également utilisé pour la mise au point d'un traitement antiviral par l'équipe de la professeure au département de biochimie de l'Université de l'Alberta, Joanne Lemieux.

En y envoyant nos échantillons, nous sommes en mesure d’obtenir une image de la façon dont le médicament se trouve sur le côté de la protéine associée au nouveau coronavirus

Joanne Lemieux, professeure au département de biochimie de l'Université de l'Alberta

Selon Joanne Lemieux, l'utilisation de l'accélérateur de particules en Saskatchewan apporte un gain de temps considérable dans la recherche d'un traitement pour les personnes ayant contracté la COVID-19.

Elle estime aussi que ce projet d'envergure ne pourra se passer des services du synchrotron pendant encore plusieurs années.

Partenariats pour accélérer les recherches

Outre les prouesses technologiques du synchrotron, l'équipe de recherche du VIDO-InterVac compte aussi accélérer ses recherches en rapport avec la COVID-19 en faisant équipe avec d'autres spécialistes à travers le pays.

Mercredi, le laboratoire de l'Université de la Saskatchewan a annoncé la formation d'un partenariat avec l’Université Dalhousie, en Nouvelle-Écosse, et l’Université du Manitoba.

En vertu de cette entente, deux professeurs adjoints spécialisés dans les maladies infectieuses en provenance de ces établissements pourront étoffer les rangs du VIDO-InterVac.

Ils se joindront à l’équipe saskatchewanaise pour continuer d’y effectuer leurs recherches sur le SRAS-CoV-2.

Avec ce renfort professionnel, le président-directeur général du laboratoire VIDO-InterVac, Volker Gerdts, estime que la recherche et l'élaboration d'un traitement antiviral se feront plus rapidement.

Nous testons des anticorps et nous testons également différents vaccins potentiels, non seulement le nôtre, mais aussi cux d’autres laboratoires.

Volker Gerdts, président-directeur général du VIDO-InterVac, de l’Université de la Saskatchewan

Les essais cliniques du vaccin élaboré en Saskatchewan débuteront à l'automne 2020. Le Dr Gerdts espère pouvoir offrir le traitement d'ici le printemps 2021.

D’après les informations d’Alexis Lalemant et Alicia Bridges

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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