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24 h et 17 000 m de dénivelé : Jean-François Cauchon s’attaque à un record du monde

Jean-François Cauchon lors du Sinister 7

Jean-François Cauchon lors du Sinister 7

Photo : Jean-François Cauchon

Ne pouvant compétitionner à l’étranger cet été, Jean-François Cauchon pourrait marquer l’histoire de chez lui. L'ultramarathonien de Québec tentera de battre un record mondial en courant 117 kilomètres avec 17 000 mètres de dénivelé en 24 heures dans les pentes du mont Sainte-Anne, les 6 et 7 août.

Au bout du fil sur l’île de Baffin, au Nunavut, où il travaille comme ingénieur sur un chantier, l’athlète de 27 ans discute de son nouveau défi comme un coureur du dimanche discute d’une difficile longue sortie à venir. Sauf que dans son cas, il tentera de courir l'équivalent de deux allers-retours du niveau de la mer jusqu'au sommet de l'Everest en 24 heures.

Coincé chez lui ce printemps, avec une charge de travail allégée, Jean-François Cauchon en a profité pour faire ce qu’il fait de mieux : courir. Le temps étant généralement le principal obstacle à son entraînement, l’ultramarathonien de calibre international a pu courir jusqu’à 220 kilomètres par semaine durant le confinement.

Jean-François Cauchon, à son arrivée à Chamonix

Jean-François Cauchon à l'arrivée de l'Ultra-Trail Mont-Blanc, en 2017. Il espérait améliorer sa 31e position cette année.

Photo : Facebook / Team Cauchon

Restait ensuite à trouver un défi à sa hauteur. Il espérait initialement prendre le départ de deux ultramarathons mythiques, cette année; la Western States, en Californie et l’Ultra-Trail Mont-Blanc. La pandémie ayant rendu ces voyages impossibles, le natif de Cap-Rouge s’est plutôt rabattu sur sa montagne d'entraînement fétiche : le mont Sainte-Anne.

Un record aux nombreux prétendants

C’est assez récent dans le monde de la course en sentier que les coureurs ont commencé à s’attaquer au record de dénivelé en 24 heures, explique Jean-François Cauchon. En juin, le Finlandais Juha Jumisko et l’Italien Luca Manfredi ont battu coup sur coup la marque mondiale qui tenait depuis l’an dernier.

Cauchon s’était pour sa part lancé le défi, l’été dernier, de faire le plus d’allers-retours possible jusqu'au sommet du mont Sainte-Anne en 24 heures. En faisant ça, je me suis rendu compte que je n’étais pas si loin du record de dénivelé qui tenait à l’époque.

Jean-François Cauchon juste après avoir franchi la ligne d'arrivée

Jean-François Cauchon a complété de nuit l'éreintant parcours de 166 kilomètres de la Diagonale des Fous, en Réunion, l'été dernier.

Photo : Facebook Team Cauchon

En vue de son nouveau défi, il a revu son parcours pour le rendre plus court et le plus à pic possible dans la montée. La boucle de 2,25 kilomètres qu’il empruntera aura un dénivelé positif de 329 mètres. Ses parents et sa soeur Elisabeth, également ultramarathonienne, seront présent pour le ravitailler entre les montées, alors que des amis se relayeront pour courir à ses côtés et l’aider à garder le rythme.

Je pense avoir 50 % de chances de réussir. Ça va être dur. Je sais que deux tours à l’heure, soit 48, c’est faisable. Maintenant, c’est de réussir à en ajouter quatre autres à travers.

Jean-François Cauchon

Courir dans un stationnement… et sur la banquise

S’il était au sommet de sa forme après le confinement, Jean-François Cauchon doit être plus créatif dans son entraînement ces jours-ci. L’ingénieur a commencé lundi un deuxième séjour professionnel de 14 jours à Pond Inlet, au nord l’île de Baffin, en un peu plus d’un mois. Il a dû se placer en isolement à l’hôtel durant deux semaines avant chaque voyage au Nunavut.

La première quarantaine, il y avait un suffisamment grand espace de stationnement où on pouvait sortir. Je courais en rond pour m’entraîner. La deuxième, que je viens de faire, la zone était trop petite alors j’ai seulement fait des exercices sur une chaise.

Son premier séjour à Pond Inlet lui a toutefois permis de courir dans un paysage n’ayant rien à envier aux nombreuses courses auxquelles il a participé à travers le monde. J’ai couru 13 km sur la banquise pour me rendre aux montagnes. C’était vraiment toute une expérience. J’ai croisé des phoques.

Jean-François Cauchon court avec l'océan glacée et les montagnes derrière lui.

Jean-François Cauchon à Pond Inlet, au nord de l'île de Baffin.

Photo : Jean-François Cauchon

La banquise n’étant plus une option à la fin juillet, le coureur de Québec se contente maintenant de faire des allers-retours dans une côte du petit village inuit de quelque 1000 habitants, d’ici à son retour à Québec, quelques jours avant sa tentative au mont Sainte-Anne.

Quand je cours, il y a des locaux qui trouvent ça drôle et se demandent pourquoi je fais ça. Des fois, des jeunes se mettent à courir derrière moi.

Pourquoi Jean-François Cauchon court-il? La question se pose souvent chez ceux qui ne sont pas des passionnés de course à pied. Mais cette fois, il court vers un record du monde.

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