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Épandage d'herbicides à base de glyphosate dans certaines forêts du Grand Sudbury

Des arbres se dressent fièrement au sein d'une forêt.

La forêt de Sudbury et celle de Spanish vont recevoir des herbicides à base de glyphosate au cours du mois d'août et septembre.

Photo : Radio-Canada / Jean-Loup Doudard

Le ministère des Richesses naturelles et des Forêts annonce que les forêts de Sudbury et celle de Spanish vont recevoir un épandage d’herbicides, certains à base de glyphosate, le mois prochain.

Le ministère indique que la pulvérisation des herbicides, qui se fera à partir d’avions, débutera après le 15 août et devrait continuer jusqu’à la mi-septembre, selon les conditions météorologiques.

Trois types d’herbicides devraient être répandus, dont deux contiennent du glyphosate comme agent actif.

Le ministère affirme que les herbicides sont utilisés afin de permettre aux jeunes conifères de mieux s’établir en contrôlant temporairement la croissance des mauvaises herbes.

Moins de 0,2 % du couvert forestier de la province est traité à l’aide d’herbicides chaque année, selon le ministère.

Un herbicide controversé

Si Santé Canada a renouvelé l'approbation du glyphosate comme herbicide sécuritaire en 2019, Elyse Caron Beaudoin, professeure adjointe en santé environnementale à l’Université de Toronto, croit que des zones grises existent encore dans le processus d’approbation des herbicides.

Elle croit que les processus d’évaluation des ingrédients actifs dans les herbicides sont suffisamment stricts, ajoutant que les études qui ont mené à l’approbation du glyphosate ont été rigoureuses.

Mais elle affirme que le cas du glyphosate révèle néanmoins des lacunes dans ce processus.

Elle croit que l’effet des autres ingrédients qu’on peut retrouver dans un herbicide ou un pesticide n’est pas systématiquement analysé par les laboratoires.

Ce que l’industrie appelle des ingrédients inertes pourrait affecter la santé des humains alors qu’ils se dégradent.

Ces produits forment environ 50% de la composition des pesticides, selon elle.

Mme Caron Beaudoin ajoute que les formulations des différents produits de l’industrie des pesticides ne sont pas toujours systématiquement testées par les laboratoires.

Cette situation s’applique, selon elle, à toute l’industrie des pesticides, pas seulement au glyphosate.

Mme Caron Beaudoin affirme que certaines études toxicologiques et épidémiologiques pourraient avoir décelé une corrélation entre certaines formes de cancer et le glyphosate dans le milieu agricole, mais que le risque est beaucoup plus lié à un contact dans le milieu de travail avec le produit, pas à un contact avec des résidus sur des fruits.

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