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Archives

Mouches, leurres, cuillères et autres hameçons qui mordent

Étalage de mouches à pêche.

Il existe une grande variété de mouches à pêche qui diffèrent selon le poisson à pêcher ou simplement les goûts du pêcheur.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Tout amateur de pêche vous le dira, les leurres pour attraper le poisson n’ont pas une bien longue durée de vie. Nos archives pourraient bien vous orienter sur les meilleures options, que ce soit pour augmenter vos prises ou pour vous lancer dans la fabrication de mouches!

Que peut-on bien faire durant ces longs après-midi d'hiver avec tous ces fils embobinés, serrés les uns contre les autres, avec toutes ces plumes bigarrées, ces fourrures efflanquées dans la chaleur et tous ces outils au design un peu étrange?, demande la chroniqueuse Doris Vasiloff au Montréal ce soir du 17 décembre 1990.

Monter des mouches à pêche, bien sûr!

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Montréal ce soir, 17 décembre 1990

Cet artisanat ne demande qu’un peu de dextérité, de la patience, de l’humour et peut-être un petit cours soutient Doris Vasiloff dans ce reportage.

Elle-même a suivi une formation avec Paul Leblanc, un monteur spécialiste de la mouche au saumon qui privilégie le matériel naturel.

Ce qui est intéressant dans le montage de mouches, c'est que c'est une activité qui détend, explique la chroniqueuse. Quand on monte sa mouche, on ne pense à rien d'autre.

Et pour ceux qui ne sont pas inspirés par la pêche, Doris Vasiloff propose même de convertir les mouches à pêche en bijoux!

Un expert des mouches

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Au jour le jour, 3 mai 1985

En 1985, 10 % des pêcheurs fabriquent leurs propres mouches au Québec.

C’est ce que nous apprend ce reportage diffusé à l’émission Au jour le jour du 3 mai 1985.

Le journaliste Claude Jobin va à la rencontre du mouchologue Pierre Tremblay, qui a mordu à l’hameçon très tôt.

L’homme de 24 ans conçoit ses mouches depuis une douzaine d’années et il en a fait son métier.

Pierre Tremblay aime reproduire à travers ses mouches exactement ce qu’il y a dans la nature.

Imiter un insecte pour prendre le poisson, c’est quelque chose que j’aime beaucoup, beaucoup.

Le mouchologue Pierre Tremblay

Ses mouches, pour lesquelles il laisse aller sa créativité, sont faites de poils de queue de veau, de chevreuil ou d’orignal et de plumes de canard, d’oie et d’outarde.

Elles nécessitent de cinq minutes à trois heures de montage et ont une durée de vie de quinze minutes à une journée.

Le mouchologue évalue qu’il existe 20 000 sortes de mouches sur le marché, qu’il classe en cinq catégories.

La mouche sèche imite un insecte qui va pondre un œuf et qui flotte sur l’eau. La mouche noyée, un insecte mort qui s’enfonce dans l’eau et dérive, porté par le courant.

Il y a aussi la nymphe, la mouche pas encore adulte qui monte vers la surface de l'eau pour se transformer en papillon ou en moustique, et le streamer qui prend la forme d’un méné.

Dans la cinquième et dernière catégorie, qu’il définit comme spéciale, Pierre Tremblay classe les mouches « attractives » composées de couleurs qui n’existent pas dans la nature, des créations.

La mouche favorite de Pierre Tremblay en 1985? La delta orange qui n'a pas l'allure des autres, mais qui par son action et sa couleur est une très bonne mouche pour la pêche.

Un adepte des cuillères

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L'univers des sports, 5 juillet 1981

Si l’on en croit cette chronique à l’émission L’univers du sport du 5 juillet 1981, Jean Pagé ne jure pour sa part que par les cuillères.

En compagnie de l’animateur Raymond Lebrun, le chroniqueur présente ses préférences de leurres selon la variété de poissons.

Pour la truite mouchetée, Jean Pagé privilégie une cuillère ondulante, martelée ou encore une petite cuillère tournante appâtée d’un ver. La truite grise, qui nage davantage en profondeur, nécessitera une cuillère plus grosse et plus brillante.

Pour le doré, l’expert propose plutôt un appât qui imite un ver bien mou et dodu, un poisson frétillant ou une crevette.

Le brochet sera pour sa part attiré par une cuillère teintée de rouge ou par une « cuillère bête », peinte de diverses façons.

Le chroniqueur chasse et pêche sort finalement le gros attirail pour le maskinongé, avec un leurre qui peut atteindre un pied de longueur.

Jean Pagé passe sa vie sur les grands plans d'eau à pêcher toutes sortes de poissons, souligne Raymond Lebrun.

Pour ce qui est du pêcheur qui ne veut ni fabriquer ses leurres ni se ruiner en articles de pêche, la cuillère universelle que l’animateur Raymond Lebrun affectionne tout particulièrement pourrait fort bien convenir!

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