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Porter un masque moins efficace que la distanciation, affirme la Dre Bonnie Henry

Une serveuse avec un plateau à la main porte un masque.

Selon la requête, les masques devraient être exigés dans les restaurants, les bars, les hôpitaux, les transports en commun, les magasins de vente au détail, les établissements d'enseignement et les théâtres.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

Face à une action judiciaire exigeant que les masques soient obligatoires, la médecin en chef de la Colombie-Britannique continue d’affirmer que porter un masque est beaucoup moins efficace que maintenir l’éloignement physique pour prévenir la transmission de la COVID-19.

Nous reconnaissons que c’est une mesure additionnelle et c’est la mesure la moins efficace que nous avons à notre disposition, dit la Dre Bonnie Henry. Nous reconnaissons également que certaines personnes ne peuvent pas porter de masques et nous devons éviter de les stigmatiser.

Elle affirme que porter un masque n’enlève pas la nécessité de garder une distance physique d’au moins 2 mètres entre les personnes.

Jeudi, une médecin de la Colombie-Britannique a demandé une injonction du tribunal pour obliger la province à adopter une politique de port obligatoire du masque pour les espaces intérieurs comme les restaurants, les écoles et les transports en commun.

La Dre Wei Li a déposé jeudi un avis d’autorisation en Cour suprême de la Colombie-Britannique, appelant le ministre de la Santé, Adrian Dix, à ne pas autoriser la mise en œuvre de la phase 3 de la reprise économique sans imposer le port du masque dans les environnements intérieurs et publics.

Rouvrir les communautés sans exiger que les gens portent des masques en public pendant une pandémie mondiale revient à permettre à chacun de conduire dans une voiture sans vitre à 300 km/h dans un ouragan sans avoir besoin de porter de ceinture de sécurité, indique le document.

Une femme se fait laver les cheveux en portant un masque par une coiffeuse qui porte une visière.

Les autorités sanitaires de la Colombie-Britannique encouragent le port du masque, surtout dans les petits commerces, mais ne l'imposent pas.

Photo : Radio-Canada

Je suis constamment inquiète et anxieuse que ma communauté, mes proches et moi-même puission contracter la COVID-19, dit la médecin de Burnaby, dans le Grand Vancouver.

Selon la requête, les masques devraient être exigés dans les restaurants, les bars, les hôpitaux, les transports en commun, les magasins de vente au détail, les établissements d'enseignement et les théâtres, à condition qu'il existe des exemptions pour les nourrissons et les gens qui ne peuvent pas porter de masque.

Préoccupations concernant la propagation asymptomatique

Le ministre de la Santé Adrian Dix n’a pas voulu commenter sur la demande d’injonction. Cependant, il affirme que les décisions sur la santé publique doivent être prises par les experts, et non par les tribunaux.

Si le Québec et l'Ontario rendent le port du masque obligatoire dans certains lieux publics, les autorités sanitaires de la Colombie-Britannique l’encouragent fortement, surtout dans les transports en commun ou dans les petits commerces, mais ne l'imposent pas.

Or, depuis quelques jours, la province connaît une augmentation des cas de COVID-19. La prévalence de la propagation asymptomatique fait du port du masque universel un moyen essentiel pour arrêter la propagation de la COVID-19, plaide la Dre Li.

Le masque est une solution simple pour contrôler la pandémie, estime le professeur d'épidémiologie à l'Université de Toronto David Fisman.

Le port du masque est une manière efficace de permettre l'activité économique tout en étant un moyen simple pour empêcher le virus de se transmettre.

Une citation de :David Fisman, professeur d'épidémiologie à l'Université de Toronto

Une des difficultés avec la COVID-19, c'est qu'environ 50 % des transmissions de la maladie se produisent chez les personnes avant qu'elles ne présentent des symptômes. C'est un problème difficile à résoudre, dit-il.

Selon la Dre Henry, l'imposition du masque est actuellement superflue en raison du faible taux de transmission communautaire du virus. Elle reste ouverte à imposer le masque si jamais la transmission communautaire devient une source importante de nouvelles infections.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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