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Les gouvernements lancent un examen indépendant de la tuerie de Portapique

Assemblage photographique des trois personnalités.

Le comité comprend Leanne Fitch, ancienne cheffe de la police municipale de Fredericton, Anne McLellan, ancienne vice-première ministre du Canada, et Michael MacDonald, ancien juge en chef de la Nouvelle-Écosse.

Photo : La Presse canadienne / CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les gouvernements du Canada et de la Nouvelle-Écosse présentent un comité chargé d’effectuer un examen indépendant de la tuerie commise en avril dans la province.

Le ministre de la Sécurité publique du Canada, Bill Blair, et le ministre de la Justice de la Nouvelle-Écosse, Mark Furey, ont présenté les détails de cet examen durant une conférence de presse, jeudi après-midi.

Le comité a pour mandat d’enquêter sur les faits du 18 et du 19 avril, et de formuler des recommandations afin de prévenir et de gérer de telles tragédies.

Les deux ministres promettent un examen indépendant, transparent et qui ne causera pas plus de tort ou de mal aux familles et autres personnes bouleversées par les faits.

Les 22 victimes de la tuerie de Portapique.
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Les 22 victimes de la tuerie de Portapique

Photo : Radio-Canada

Vingt-deux personnes ont perdu la vie le 18 et le 19 avril. Pendant près de 13 heures et en parcourant environ 150 km de Portapique à Enfield, le tireur déguisé en policier a abattu des voisins et des gens qui lui étaient inconnus et il a incendié des maisons. Les policiers l’ont rattrapé et abattu à Enfield.

Des manifestants tiennent une affiche sur laquelle on peut lire : RCMP Inquiry Now!

Environ 300 personnes ont marché mercredi pour réclamer une enquête.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Mercredi, environ 300 personnes ont marché pour réclamer la tenue d'une enquête publique sur cette affaire. Le rassemblement était organisé par les familles des victimes pour protester contre la lenteur de la mise sur pied d’une telle enquête.

Le mandat du comité d’examen

Le comité doit trouver des réponses aux principales questions liées aux actions du tireur, à la police, aux autres organismes qui appliquent les lois, à l’expérience des victimes ainsi qu’à l’impact des faits sur les familles.

Ses membres se pencheront notamment sur les questions suivantes :

  • les facteurs de la tuerie, dont la violence fondée sur le sexe et la violence conjugale;
  • l’accès aux armes à feu;
  • l’intervention policière;
  • les communications avec la population, les victimes et leur famille ainsi que les autres agences, y compris l’utilisation du système d’alerte publique.

Le comité est chargé de documenter les leçons à tirer des événements et de recommander aux deux ordres de gouvernement des mesures à prendre afin de remédier à ce qui s’est passé et d’améliorer la sécurité publique à l’avenir.

Un homme de dos devant un amas de fleurs et d'objets divers.

Un hommage aux victimes dans la petite communauté de Portapique, en Nouvelle-Écosse, le 27 avril 2020.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Villeneuve

Les membres du comité produiront deux rapports, l’un préliminaire en février 2021, l’autre définitif en août 2021. Ces documents seront rendus publics, assure le ministre Bill Blair.

Les personnalités formant le comité d’examen

Michael MacDonald préside le comité. Il a été juge en chef de la Nouvelle-Écosse jusqu’à sa retraite en 2019. Durant son mandat, il a mené plusieurs projets d’intervention et a fait la promotion de plusieurs initiatives avec les communautés micmaques et noires de la Nouvelle-Écosse. Il a aussi été membre du Conseil canadien de la magistrature, dont il a présidé plusieurs comités. Après sa retraite, il s’est joint au cabinet de Stewart McKelvey comme avocat.

Anne McLellan, membre du comité, a été professeure de droit à l’Université du Nouveau-Brunswick et à l’Université de l’Alberta. Originaire de la Nouvelle-Écosse, elle a été députée d’Edmonton au fédéral pour quatre mandats. Elle a entre autres été ministre de la Sécurité publique, ministre de la Santé, ministre de la Justice et vice-première ministre du Canada. Elle est aujourd’hui conseillère principale en politiques publiques chez Bennet Jones LLP.

Leanne J. Fitch, membre du comité, a travaillé dans le domaine policier pendant 34 ans. Elle a pris sa retraite en 2019. Elle a entre autres été chef de la police municipale de Fredericton au Nouveau-Brunswick durant sept ans. Celle qui possède une maîtrise en sociologie a aussi été membre de la table ronde sur la réduction du crime et la violence conjugale pour le ministère provincial de la Sécurité publique en plus d’avoir fait partie d’un comité d’examen des décès dus à la violence conjugale.

Le coût de l’examen sera divisé également entre les deux gouvernements.

Ce n'est pas une enquête publique

Quant à savoir pourquoi il ne s’agit pas d’une enquête publique, les ministres Blair et Furey expliquent qu’un examen indépendant permettra de répondre plus vite aux questions de la communauté et que les personnes qui forment le comité sont tout à fait en mesure de trouver ces réponses.

Ils ajoutent que l’examen n’empêche aucunement la poursuite de l’enquête criminelle sur cette affaire.

Réagissant à l’annonce de l’examen, la commandante de la Gendarmerie royale du Canada en Nouvelle-Écosse, Lee Bergerman, promet l’entière collaboration du corps policier. Elle souligne que l’enquête policière sur les événements se poursuit entre-temps.

Avec les renseignements de Pierre Philippe LeBlanc et de Patrick Lacelle

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