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Plaidoyer pour la tolérance pour les camps de fortune pendant la pandémie

Des manifestants qui portent des masques brandissent des pancartes.

Les manifestants dénonçaient notamment le démantèlement des campements de sans-abri.

Photo : Radio-Canada / Myriam Eddahia

Radio-Canada

Une association de défense des droits des sans-abri dénonce la façon dont la Ville de Toronto gère la situation des personnes itinérantes pendant la pandémie de COVID-19.

La Coalition ontarienne contre la pauvreté (OCAP) déplore notamment le démantèlement de camps de fortune installés dans des parcs et sous des ponts et autoroutes.

La coalition a organisé mercredi un rassemblement pour demander à la Ville d’arrêter de raser les camps et même de leur permettre de s’installer à nouveau dans ces lieux publics. Jusqu’ici, une quarantaine ont été démantelés.

Des tentes installées près d'un viaduc à Toronto.

La Ville démantèle les camps et tente de reloger les sans-abri dans des hôtels ou des appartements.

Photo : CBC/Evan Mitsui

Aux yeux de la Ville, nous ne sommes rien, des déchets, ce qui est très blessant, soutient Akia Munga, un intervenant social en réduction des méfaits liés aux drogues, qui vit dans la rue.

La semaine dernière, près de 200 sans-abri qui vivaient dans des tentes à Moss Park, à l’est du centre-ville, ont été relogés, selon la Ville.

D’une part, certains ne veulent plus aller dormir dans les refuges, par crainte de contracter le coronavirus.

D’autre part, le nombre de lits disponibles dans ces refuges a diminué, pour permettre une certaine distanciation.

La coalition estime que le nombre de chambres offertes dans des hôtels et logements, en remplacement, est insuffisant. Elle évalue qu’il y a 500 places de moins, au minimum.

John Clarke, de la Coalition ontarienne contre la pauvreté, parle au micro lors d'un rassemblement.

John Clarke, de la Coalition ontarienne contre la pauvreté

Photo : Radio-Canada

Toutefois, le problème de fond, selon John Clarke, d’OCAP, est le fait que trop peu de logements abordables sont construits.

Le regroupement a une demi-douzaine de revendications notamment pour mettre un frein aux évictions de locataires, maintenir le budget des refuges et accélérer la construction de logements sociaux.

Avec les informations de Myriam Eddahia

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