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La confusion entourant les bulles sociales pourrait expliquer les nouveaux cas de COVID-19

Des gens sur un terrasse à Ottawa.

La réouverture des bars et des restaurants, de même que les limites de 50 personnes pour les rassemblements intérieurs, peuvent induire la population en erreur, selon la santé publique fédérale (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les problèmes de communication pour bien expliquer le concept des « bulles sociales » pourraient être à l’origine des récentes augmentations importantes du nombre de cas confirmés de COVID-19 à Ottawa, selon un épidémiologiste.

Les cercles sociaux — aussi appelés bulles sociales — étaient un concept clé dans les discours publics entourant la COVID-19, estime l’épidémiologiste Raywat Deonandan, qui est également professeur associé à l’Université d’Ottawa. Mais on dirait qu’avec le déconfinement, notre façon de penser et de parler de ce concept s’est envolée, relate-t-il.

Les bulles devraient être un groupe exclusif et fermé de proches, constitué d’un maximum de 10 personnes. Elles peuvent se serrer dans leurs bras, socialiser et partager de l’intimité sans avoir besoin de maintenir une distance de deux mètres ou de porter un masque.

Raywat Deonandan pose pour la caméra devant un manteau de cheminée.

Le professeur Raywat Deonandan croit que la confusion persiste autour de ce qu'est une bulle sociale.

Photo : Gracieuseté de Raywat Deonandan

C’est comme une colonie spatiale on un vaisseau : les autres personnes de la bulle sont les seules avec qui vous pouvez être, les seules avec qui vous pouvez interagir et partager des germes, explique le professeur Deonandan.

Le spécialiste s’inquiète de la confusion qui existe entre les limites pour les cercles sociaux et les rassemblements. En vertu de la phase 3 du déconfinement de l’Ontario, les rassemblements intérieurs de 50 personnes sont permis, et jusqu’à 100 personnes peuvent se rassembler dehors.

Cependant, la distanciation physique doit être de mise lors dans ces contextes, puisqu'ils impliquent la présence de personnes d’autres bulles sociales. Avec la réouverture de plusieurs commerces, il est plus crucial que jamais de respecter les principes des cercles sociaux.

Cette tendance des nouveaux cas à la hausse, c’est à cause que nous ne respectons pas les bulles.

Raywat Deonandan, épidémiologiste

La tendance à Ottawa, un avertissement

Les augmentations récentes de cas de COVID-19 confirmés en laboratoire dans la capitale fédérale ne sont pas le résultat du déconfinement des commerces lors des phases 2 ou 3, selon Santé publique Ottawa (SPO).

Ce sont plutôt les activités à haut risque de propagation, comme les grands rassemblements à l’intérieur, d’après le Dr Brent Moloughney, médecin adjoint en santé publique de SPO. Les Ottaviens, en particulier les jeunes, socialisent avec des personnes qui ne sont pas dans leurs bulles, et ce, sans se distancer ou en ne portant pas de masque.

Les gens se disent : "On peut avoir un groupe de 10 personnes, et chaque membre de ce groupe à son propre cercle de 10 autres personnes, et chacune de mes 10 personnes a ses 10 personnes". C’est une recette idéale pour la transmission, selon le Dr Moloughney.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

Des cas semblables ailleurs au pays

Ce phénomène n’est d’ailleurs pas unique à l’Ontario. D’autres provinces notent des augmentations semblables chez les personnes de moins de 30 ans, ce qui inquiète les autorités fédérales.

L’administrateur en chef adjoint de la santé publique du Canada, le Dr Howard Njoo, croit que la réouverture des bars donne l’impression que la situation est moins préoccupante et que, par conséquent, il n’est pas nécessaire de prendre autant de précautions qu’avant.

Ça crée un climat où on se dit : "Les choses sont revenues à la normale. Même si je n’y vais pas, les bars et les restaurants sont ouverts, alors pourquoi je ne pourrais pas faire la fête avec tous mes amis chez moi?" a-t-il expliqué lors de son passage à l'émission Power & Politics de CBC.

Portrait du Dr Howard Njoo.

Le Dr Howard Njoo note que les signaux mixtes concernant les rassemblements et les bulles ont des impacts un peu partout au Canada (archives).

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Le Dr Njoo a aussi indiqué que le gouvernement fédéral tente de trouver des façons de communiquer aux jeunes l’importance de porter un masque, de la distanciation physique et du lavage des mains.

Avec les informations de Sarah Kester de CBC

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Ottawa-Gatineau

Santé publique