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Des parents demandent plus d’argent au gouvernement pour une rentrée à temps plein

Deux parents et leur enfant posent avec des pancartes pour la caméra.

Des parents étaient devant Queen's Park mercredi matin pour exiger un retour en classe de leurs enfants en septembre.

Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Quelques parents, conseillers scolaires et députés ontariens étaient devant l’Assemblée législative de l’Ontario, mercredi matin, afin de réclamer un retour en classe à temps plein des élèves dès septembre.

Les parents demandent au gouvernement de donner les moyens financiers aux conseils scolaires pour permettre que cette rentrée s’effectue de manière sécuritaire, en respectant les protocoles de santé publique.

Il y a tellement de familles monoparentales qui ont besoin d’aide en ce moment… Elles ont besoin de garderies… Si on ne permet pas à ces gens de retourner au travail, on aura encore plus de problèmes sociaux à l’avenir, estime Athena Reich, une mère qui élève seule ses deux enfants.

La femme présente au rassemblement croit également que les enfants doivent rapidement retourner physiquement en classe afin de favoriser leur développement et leur santé mentale.

D’autres étaient aussi présentes dans une perspective féministe.

J’ai l’impression que les familles ont été abandonnées par ce gouvernement et qu’on force les mères à quitter le marché du travail, explique Leila Canon-Ahern, mère de deux enfants.

On a besoin d’un plan bien financé pour un retour sécuritaire.

Leila Canon-Ahern, mère de deux enfants

C’est justement ce qui est arrivé à Ulia Koles, mère de trois enfants qui est venue de Guelph, mercredi.

Être à la maison m’a forcée à mettre mon entreprise sur pause, ce qui est très problématique pour notre situation financière, explique la propriétaire d’une compagnie de décoration événementielle.

Mme Koles croit que l’apprentissage en ligne des enfants ne fonctionnera pas pour beaucoup de femmes comme elle.

Les enfants doivent retourner à l’école, les femmes au travail.

Ulia Koles, mère vivant à Guelph

Des millions nécessaires, selon certains

Pour Norm Dipasquale, un conseiller scolaire de conseil scolaire catholique anglophone de Toronto, un retour en classe sécuritaire est possible d’ici septembre.

Avec des classes de 15 élèves, on peut ouvrir les classes fermées, utiliser les espaces publics de la ville, comme les centres communautaires, soutient-il.

De telles mesures demanderont toutefois d’importants investissements, selon M. Dipasquale, notamment pour embaucher plus d'enseignants, afin de réduire le nombre d’élèves par classe. Selon lui, son conseil aurait besoin de 75 millions de dollars pour embaucher des enseignants supplémentaires.

Certains parents présents demandaient aussi plus de fonds du gouvernement, pour permettre de maintenir les programmes de français, notamment au conseil scolaire anglophone public de Toronto.

Je suis anglophone, mes parents ne parlent pas français, je suis un produit de l’immersion française… C’est très important que l'on maintienne ce programme, souligne Mme Reich.

Les conseils scolaires de toute la province devraient présenter au gouvernement leur plan pour le retour en classe la semaine prochaine. 

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