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Facebook examinera les biais raciaux de ses algorithmes

Plusieurs logos de Facebook sur un écran, vus par une loupe.

Des algorithmes d'intelligence artificielle dictent l’ordre dans lequel apparaissent les publications sur Facebook et Instagram.

Photo : Reuters / Dado Ruvic

Radio-Canada

Facebook est en train de mettre sur pied de nouvelles équipes « d’équité et d’inclusion », qui auront pour objectif d’examiner si les algorithmes qui dictent l’ordre dans lequel apparaissent les publications sur ses réseaux sociaux Facebook et Instagram nuisent à la visibilité des personnes issues des minorités.

Le mouvement pour la justice raciale est un moment d’une grande importance pour notre entreprise, a déclaré le directeur du produit Instagram, Vishal Shah, au Wall Street Journal. Tout biais dans nos systèmes et nos politiques va à l’encontre [de notre mission] d’offrir une plateforme où tout le monde peut s’exprimer.

La décision survient alors que plus de 1000 annonceurs, dont des multinationales comme Coca-Cola et Disney, participent à une campagne de boycottage publicitaire contre l’entreprise pour le mois de juillet. Le mouvement, baptisé Stop Hate For Profit (Non à la haine pour les profits), accuse Facebook de ne pas en faire assez pour modérer les contenus haineux et la désinformation sur ses réseaux sociaux.

Au début du mois, les associations à l'origine de Stop Hate For Profit sont sorties déçues d'une réunion avec le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, et sa numéro deux, Sheryl Sandberg, et déplorant leur manque de volonté d’agir.

Les algorithmes sont-ils racistes?

Le biais algorithmique est un sujet récurrent dans le monde de l’intelligence artificielle. Selon plusieurs études, les algorithmes d’intelligence artificielle peuvent reproduire les biais – conscients ou non – des personnes qui les conçoivent. Les données qui sont utilisées pour entraîner les algorithmes peuvent également être biaisées, surtout si elles sont le résultat de discriminations déjà existantes au sein de la société.

Facebook a fait l’objet de controverses au sujet des biais algorithmiques. Depuis au moins 2016, l’entreprise est critiquée pour avoir permis à des annonceurs des domaines du logement et de l’emploi d’exclure des groupes minoritaires de leur ciblage publicitaire.

Facebook a changé ses règles pour interdire ce genre de discrimination en mars 2019 après avoir été visée par des poursuites intentées par des organisations de défense des droits civiques américains.

En juin, Facebook s’est engagée à augmenter de 30 % la quantité de personnes de couleur dans des postes de direction d’ici cinq ans. L’entreprise vise également à ce que la moitié de son personnel soit composé de personnes issues des minorités visibles d’ici 2023.

Avec les informations de The Wall Street Journal, et The Verge

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