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La crise du logement s'est résorbée à Sherbrooke

Affiche « À louer » placée dans une fenêtre pour un appartement 2 et demi à 1350 $.

Un appartement à louer

Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Trois semaines après la grand-messe du déménagement, la crise du logement s’est atténuée à Sherbrooke. Sur les 42 ménages à la recherche d’un logement le 1er juillet, il ne reste plus que 4 personnes sans domicile. Toutefois, une vingtaine de ménages sont toujours hébergés temporairement en attendant de pouvoir emménager le 1er août.

Cela a été extrêmement difficile de trouver des logements au mois de juillet à cause du taux d’inoccupation, qui est extrêmement bas, et parce qu’au mois de juillet, les propriétaires sont beaucoup plus sélectifs, soutient Normand Couture, porte-parole de l’Association des locataires de Sherbrooke.

Habituellement, ce sont les familles nombreuses qui peinent à se trouver un logement. Cette année, se sont toutefois les personnes seules qui ont écopé d’un marché saturé, les appartements de trois pièces étant une denrée rare dans la ville.

On annonçait un taux d’inoccupation, en octobre, de 2,3 %. Nous sommes persuadés, avec la recherche que nous avons faite, cette année, que le taux d’inoccupation était beaucoup plus bas que ça.

« D’année en année, on voyait des pancartes à louer partout. Cette année, ce n’était pas le cas. Cette année, ce fut une recherche intensive et on se demandait même à la mi-juillet si on allait trouver pour le mois d’août. Ce fut extrêmement difficile. »

— Une citation de  Normand Couture, porte-parole de l'Association des locataires de Sherbrooke

Selon Normand Couture, si la COVID-19 a d'abord été montrée du doigt comme la cause de cette crise, ce serait plutôt ce taux d’inoccupation exceptionnellement bas qui aurait été le facteur principal.

D’ici les deux prochaines semaines, il est persuadé que les quatre personnes sans domicile pourront être logées. Il soutient toutefois que pour éviter qu’une telle situation se répète chaque année, il est urgent que les gouvernements entament la construction de logements sociaux pour contrer la pénurie.

Les suppléments au loyer d’urgence ont été mis sur pied en 2001 en disant que c’était un programme temporaire, le temps que se construisent des logements sociaux, rappelle-t-il. Nous sommes presque 20 ans plus tard, et c’est toujours le même programme qui arrive d’année en année parce qu’il y a un nombre grandissant de ménages locataires qui se retrouvent à la rue, le 1er juillet.

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