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Manitoba : à Gimli, des chèvres recrutées pour tondre la pelouse de l’école secondaire

Des chèvres broutent tranquillement de l'herbe et des fleurs jaunes.

Les chèvres à l'oeuvre dans la cour d'une école rurale du Manitoba.

Photo : Armand Belanger

Radio-Canada

Dans le cadre d’un programme de renouveau de prairie, des chèvres ont brouté la pelouse de l’école secondaire de Gimli, à une heure au nord de Winnipeg.

Le gérant du district de conservation d’Entre-les-Lacs de l’Est, Armand Belanger, s’occupe d’une parcelle de prairie indigène située à l’école secondaire. La prairie fait partie d’un projet de conservation de zones humides lancé par les élèves de l’école il y a six ans.

Après cinq ans de croissance, explique M. Belanger, il fallait, soit un incendie contrôlé, soit une période de pâturage intensive pour stimuler le renouveau des plantes.

Pour s’acquitter de cette tâche, Armand Belanger a choisi des chèvres.

Elles sont bien plus écologiques qu’une tondeuse normale, explique-t-il.

Il a donc invité 35 chèvres d’un fermier voisin à brouter l'herbe et les fleurs sauvages, dans un enclos électrifié.

En trois jours, les bêtes ont rasé le mètre de végétation qui occupait la parcelle de prairie.

Lorsqu’elles sont rentrées, on ne pouvait même pas voir les chèvres, lance Armand Belanger.

Des chèvres cachées dans des fleurs.

Les chèvres étaient à peine visibles dans la prairie lorsqu'elles sont arrivées.

Photo : Armand Belanger

Après deux jours, des passants sur l’autoroute voisine pouvaient observer les tondeuses inhabituelles en action.

Très vite, les chèvres sont devenues une attraction touristique, au point que certains badauds n'hésitaient pas à les caresser et à leur donner du grain.

Je crois qu’elles ont beaucoup aimé leur passage, les personnes sont venues les voir, et les fermiers les laissaient rentrer dans les enclos pour les caresser et les nourrir. Les chèvres sentaient qu'elles faisaient partie de la royauté, affirme Armand Belanger.

Elles avaient un fabuleux buffet de 20 fleurs sauvages différentes et de 9 types d’herbes indigènes , ajoute-t-il.

Armand Belanger est heureux d’avoir participé à un projet qui montre comment l’agriculture peut être bénéfique à un écosystème.

Il y a seulement 200 ans, nous voyions des millions de bisons brouter les hautes herbes. Ici, nous essayons simplement d'imiter par des pratiques agricoles ce qui se passait lorsque nous avions des prairies, explique-t-il.

Les chèvres ont terminé leur besogne mardi matin.

Avec les informations de Sarah Petz

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