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Rejet d'un règlement sur le flânage : soulagement dans le milieu communautaire de Kenora

L'hôtel de ville de Kenora.

Le conseil municipal de Kenora a rejeté le projet de règlement sur le flânage mardi.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Radio-Canada

Des membres de la communauté se disent soulagés après le rejet d’un règlement municipal controversé par le conseil municipal de Kenora ce midi.

Le projet de règlement qui prévoyait des amendes de 100 $ pour le flânage a été battu à six voix contre une au conseil municipal mardi.

Marlene Elder, militante communautaire à Kenora, s’est dite satisfaite que le maire et les conseillers aient écouté ce que la population avait à dire.

Elle affirme que le rejet de ce règlement n’est que la première étape dans un processus visant à régler un problème plus grand.

Nous devons nous poser la question et savoir pourquoi ces gens se sont retrouvés dans la rue, explique-t-elle.

Le vrai travail commence maintenant, croit-elle.

Une opinion partagée par Yvonne Bearbull, directrice générale du centre Kenora fellowship.

Mme Bearbull affirme qu’elle est très contente du soutien de la communauté qui a contribué à faire changer d’avis le conseil municipal.

Elle ajoute par contre qu’il y a encore beaucoup de travail à faire.

Rencontre entre le conseil et la communauté autochtone

Derek Fox, grand chef adjoint de la Nation Nishnawbe Aski, s’est lui aussi dit heureux du rejet du règlement par le conseil municipal.

Le grand chef adjoint de la Nation Nishnawbe-Aski, Derek Fox, en converse avec CBC News.

Derek Fox et NAN jugeait que le règlement visait principalement les Autochtones.

Photo :  CBC

Il s’est aussi dit excité que le conseil municipal ait accepté de rencontrer le grand conseil du Traité no 3, qui avait signé une lettre ouverte avec la Nation Nishnawbe Aski vendredi.

M. Fox croit qu’il s’agit de la première étape pour sa communauté.

Nous devons chercher à comprendre pourquoi ce règlement s’est rendu aussi loin et pourquoi les citoyens pensent qu’il suffit de pénaliser les sans-abri pour se débarrasser d’eux, explique-t-il.

Celui-ci ajoute qu’il est encore inquiet pour le sort des sans-abri de Kenora, notamment au retour de l’hiver et aussi en raison de la pandémie qui pourrait revenir dans la région.

Selon la régie des services publics du district de Kenora, 95 % des sans-abri dans la ville se disent membres d’une Première Nation.

Avec les informations de Zacharie Routhier

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