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La CNESST recommande le masque de procédure pour les employés de commerces

Une caissière fait payer une cliente à travers une vitre de plexiglas.

La CNESST recommande le port d'un masque de procédure aux employés de commerce qui ne se trouvent pas derrière une vitre de plexiglas.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Radio-Canada

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) recommande le port d’un masque de procédure et d’une protection oculaire (lunettes de protection ou visière recouvrant le visage jusqu’au menton) aux employés des commerces lorsqu’il est impossible de respecter la distance de deux mètres avec une autre personne et lorsqu’il n’y a pas de barrière physique entre eux.

L’employeur est tenu de fournir ces équipements de protection à son personnel.

Une dépêche de la Presse canadienne publiée mardi pouvait laisser croire qu’il s’agissait d’une nouvelle norme. Or, mercredi matin, le porte-parole de la CNESST, Maxime Boucher, a indiqué par courriel à Radio-Canada que la norme se trouvait dans un document publié le 28 avril dernier et qu’elle n’avait pas été modifiée depuis. Il a précisé que ce document, intitulé Guide des normes sanitaires en milieu de travail pour le secteur du commerce de détail et des centres commerciaux, sert de fondement aux interventions de la CNESST sur le terrain.

Dans sa dépêche de mardi, la Presse canadienne faisait état d’un document dans lequel la CNESST imposait aux employés des commerces de porter un masque chirurgical (jetable), ou encore un N95 pour les employés qui ne se trouvent pas derrière un écran de plexiglas. Selon la dépêche, le document spécifiait par ailleurs que les masques artisanaux en tissu n’étaient pas conformes pour de tels cas, qu’un minimum de quatre masques jetables devait être prévu pour chaque employé et que tout masque souillé ou trop humide devait être changé.

Absolument rien dans le guide n'indique qu'un travailleur ne peut pas porter de masque en tissu lorsqu'une barrière physique est présente ou lorsque le principe de distanciation physique est respecté, a indiqué la CNESST dans un communiqué publié mercredi matin.

Nous n’imposons pas le N95, a spécifié Maxime Boucher dans son courriel à Radio-Canada.

La Presse canadienne affirmait ne pas avoir pu déterminer quelles sanctions étaient prévues pour les employeurs qui ne fourniraient pas ces masques en quantité suffisante pour leurs employés. Sur le lieu de travail, ce sont les directives de la CNESST et de la santé publique qui continuent de s'appliquer pour protéger les travailleurs et les travailleuses, a également précisé Maxime Boucher.

Assez, c'est assez, dit l'AQMAT

Plusieurs chaînes de grands magasins ont fait fabriquer à grands frais pour leurs employés des couvre-visages en tissu.

La Presse canadienne avait recueilli leurs réactions face à ce qui semblait être une nouvelle directive de la CNESST.

Assez, c'est assez, a lancé le président et chef de la direction de l'Association québécoise des quincailleries et des matériaux de construction (AQMAT), Richard Darveau. Déjà que nos membres doivent jouer à la police avec les clients et que ce sont eux qui doivent payer pour des clients récalcitrants, voilà maintenant une autre mesure que nos membres devront mettre en application.

M.Darveau dénonçait de plus la valse-hésitation de la santé publique dans le dossier du masque.

J'ai un quincaillier de Montréal, un membre de notre association, qui avait été crucifié sur la place publique parce qu'il avait des masques chirurgicaux pour ses employés, alors qu'on était en pénurie. On a même incité nos membres à faire don de leurs masques au personnel de la santé pour tenter de pallier la pénurie. Avec ce que l'on sait aujourd'hui, aurait-il fallu qu'on les garde?

Richard Darveau indiquait que les membres de l'AQMAT avaient à cœur la santé et la sécurité de leurs employés. Là n’était pas la question, selon lui.

C'est toujours deux poids, deux mesures. On voit que l'on ne sait plus sur quel pied danser. J'ai aussi une pensée pour tous les commerçants qui, pensant bien faire, ont dépensé des milliers de dollars pour faire fabriquer des masques pour leurs employés et qui se font dire par la CNESST que ces masques-là ne sont pas conformes.

Richard Darveau, président et chef de la direction de l'AQMAT

Richard Darveau avait indiqué qu'il allait s'assurer que ses quelque 1000 membres soient informés des directives. Des sources de la Presse canadienne lui ont confirmé que des chaînes de quincailleries, comme BMR, étaient en pourparlers avec le ministère de la Santé pour que les règles concernant le port du masque par les employés soient assouplies.

Précisions

Ce texte a été modifié pour tenir compte des précisions apportées par la CNESST.

Avec les informations de La Presse canadienne

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