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Ouverture des frontières avec des régions québécoises le 1er août

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick Blaine Higgs, le 21 juillet 2020.

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick Blaine Higgs, le 21 juillet 2020.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les résidents du Restigouche et du Madawaska pourraient bientôt être en mesure de se déplacer dans les régions frontalières du Québec sans s’isoler à leur retour au Nouveau-Brunswick. De la même façon, les résidents des municipalités régionales de comté (MRC) d’Avignon et de Témiscouata, à la frontière, pourraient faire de même et éviter la quatorzaine normalement obligatoire.

Lors d’un point de presse mardi après-midi, le premier ministre du Nouveau-Brunswick a évoqué plus sérieusement la possibilité de créer des « bulles régionales » entre le Nouveau-Brunswick et des municipalités frontalières du Québec dès le 1er août.

Oui. Nous travaillons à une ouverture régionale avec la région d’Avignon et de Témiscouata.

Blaine Higgs, premier ministre du Nouveau-Brunswick

Blaine Higgs a affirmé que ce dossier faisait l’objet de discussions.

Nous travaillons sur ce dossier avec les communautés locales et nous avons eu des discussions à l’interne avec les autres dirigeants et notre Cabinet, a-t-il indiqué. Nous envisageons d’aller de l’avant avec cette mesure d’ici le 1er août.

Les individus qui seraient autorisés à passer la frontière sans s’isoler devraient s’enregistrer en ligne à l’avance sur une plateforme et les codes postaux des voyageurs seraient demandés.

Ces gens auraient donc le droit exclusivement de faire des allers-retours hebdomadaires pour reprendre les activités normales, commerciales et sociales, auxquelles ces régions sont habituées, a expliqué Blaine Higgs.

Ils ne seraient toutefois pas autorisés à passer la nuit dans l’autre province.

Les mêmes consignes seraient applicables aux résidents de Campbellton et d’Edmundston désirant se rendre dans les MRC d’Avignon et de Témiscouata.

Un point de contrôle à la frontière du Nouveau-Brunswick, le 22 juin 2020.

Un point de contrôle à la frontière du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

Les résidents québécois des deux MRC participantes ne seraient pas autorisés à circuler dans d’autres régions néo-brunswickoises ni ailleurs en Atlantique.

Si un individu des deux MRC a été dans une autre région du Québec 14 jours avant la journée de son déplacement au Nouveau-Brunswick, il devra le déclarer dans son évaluation et sera refusé d'accès.

Une ouverture « timide » et « tardive »

La députée de Madawaka-Les-Lacs-Edmundston croit qu'il s'agit d'un pas dans la bonne direction, mais elle émet deux principales réserves.

Francine Landry s'interroge premièrement sur les intentions réelles du premier ministre, qui selon elle, retarde cette ouverture.

La député libérale de Francine Landry

La députée libérale de Madawaska-Les-Lacs-Edmundston, Francine Landry.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Le fait que personne du gouvernement n’a encore contacté la préfète de la MRC de Témiscouata pour la mise en place de cette bulle est très inquiétant. Aucune directive, ni pour la sécurité publique, ni pour la santé n’a été discuté avec Mme Guylaine Sirois, a déclaré la députée et femme d'affaires dans un courriel envoyé mercredi.

Mme Landry regrette aussi qu'il soit impossible de passer la nuit dans l'autre province.

Je déplore, comme plusieurs propriétaires d’une résidence secondaire, que les nuitées dans sa propre propriété ne soit pas permises, a-t-elle conclu.

Ouverture de la frontière avec tout le Québec : « Nous ne sommes pas là »

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick précise que cette ouverture ne touche pas les autres régions de la province du Québec : Nous ne sommes pas encore rendus là du tout, a-t-il dit.

Il a également ajouté qu'une ouverture avec les Îles-de-la-Madeleine, réclamée par le député péquiste Joël Arseneau, n'était pas sur le radar pour le moment.

Les résidents néo-brunswickois et québécois des régions limitrophes réclament un assouplissement des règles depuis plusieurs mois. Plusieurs manifestations ont d'ailleurs été organisées, que ce soit à la frontière à Campbellton ou à celle d'Edmundston.

Avec les informations de Michel Corriveau

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