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Un médecin qui a fait les manchettes au Nouveau-Brunswick arrive dans la MRC de Maskinongé

Un stéthoscope.

Un stéthoscope

Photo : iStock / Andrei Vasilev

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Dr Jean-Robert Ngola, qui avait été soupçonné d’avoir amené la COVID-19 dans une région du Nouveau-Brunswick, travaillera dans la MRC de Maskinongé, en Mauricie.

Il fera partie du Groupe de médecine familiale (GMF) Saint-Laurent. Il devrait être affecté à la clinique médicale de Maskinongé, qui doit rouvrir le 1er août. La clinique est actuellement fermée, car le médecin qui y pratiquait a pris sa retraite.

Le Dr Ngola sera aussi appelé à travailler à l'urgence de l’hôpital de Louiseville.

Le maire de Louiseville, Yvon Deshaies, a appris la venue du Dr Ngola dans les médias. Il se réjouit d’avoir un nouveau médecin de famille dans la région et l’accueille à bras ouverts.

Des médecins, ils n’en mouillent pas, on en a besoin. Il est le bienvenu , dit-il.

Yvon Deshaies dit que le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, a fait preuve d’un manque de civisme envers le médecin. Il le remercie d’avoir indirectement envoyé un nouveau médecin dans sa ville.

Une histoire qui a dépassé les frontières

Ce printemps, l’histoire du Dr Ngola avait défrayé les manchettes, jusque dans le New York Times.

Au retour du Québec, où il était allé chercher sa fille et avait fait des démarches pour travailler dans la province, il a reçu un diagnostic positif à la COVID-19.

Le Dr Ngola avait commencé à revoir des patients dès son retour du Québec, sans s'isoler comme le demandait la santé publique néo-brunswickoise.

Les autorités de la santé ont alors laissé entendre qu’il était à l’origine de l’éclosion dans le Restigouche, mais finalement, aucune accusation n’a été portée contre lui jusqu’à maintenant.

Le premier ministre Higgs sommé de s’excuser

Au début du mois de juillet, son avocat, Me Joël Étienne, a déclaré avoir appris que les autorités ne déposeront aucune accusation criminelle contre son client.

Joint à Toronto, Me Étienne affirme avoir eu recours à un enquêteur privé pour démontrer l’innocence de son client.

Il a été capable d'arriver aux conclusions à l'effet que le docteur n'était pas patient zéro, qu'il n'avait pas amené la maladie au Nouveau-Brunswick du Québec et donc que les accusations de la part du premier ministre étaient infondées, indique l'avocat du Dr Ngola. Jusqu'à maintenant, le gouvernement du Nouveau-Brunswick n'a pas été capable de répondre à cette enquête-là.

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick n'avait jamais nommé explicitement le médecin, mais ce dernier a rapidement été identifié dans les médias sociaux.

Le Dr Ngola demande des excuses au premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, pour la façon dont il a été traité et pour les insultes raciales et les menaces dont lui et sa famille ont été victimes, a indiqué son avocat par voie de communiqué le 5 juillet dernier.

Blaine Higgs refuse toujours de présenter des excuses.

Me Joël Étienne soutient que le Dr Ngola a pratiqué durant huit ans à Campbellton, au Nouveau-Brunswick, et qu’il s’est occupé de 2000 patients sans aucun incident.

Il ajoute que le médecin a obtenu son diplôme à l’Université Laval, à Québec.

Avec les informations de Marilyn Marceau

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