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COVID-19 : enthousiasme modéré pour le retour au bureau

On voit la tour de la Bourse (place Victoria), et d'autres édifices au centre-ville de Montréal.

Le début des vacances de la construction n'a pas stimulé l'enthousiasme des travailleurs pour un retour partiel au travail.

Photo : Radio-Canada / Michel Labrecque

Radio-Canada

Deux jours après la date à laquelle les entreprises du Québec peuvent officiellement accueillir de nouveau jusqu'à 25 % de leurs employés dans leurs locaux pour bureaux, l'enthousiasme ne semble pas au rendez-vous dans le centre-ville de Montréal, y compris dans des bureaux ministériels.

C'est d'ailleurs le cas aux bureaux du ministère de l'Immigration, boulevard Saint-Laurent. Là où des employés sont normalement installés dans des espaces de travail, on ne trouve que des bureaux vides et des écrans éteints.

Tout est pourtant prêt pour le retour des employés du ministère; la salle d'attente a été réaménagée pour respecter les normes de distanciation, le port du masque est obligatoire à certains endroits, et de nombreuses affiches sont punaisées ou collées sur les parois, notamment pour indiquer le nombre maximal de personnes admises dans les salles.

Le télétravail demeure donc le mot d'ordre, pour l'instant, malgré le feu vert du gouvernement.

La situation est sensiblement la même au complexe Desjardins, où l'on ne compte que 150 des 6000 travailleurs habituellement sur place. Tous les autres travaillent de la maison.

À proximité, l'imposante tour du siège social d'Hydro-Québec est vide; ses employés n'y reviendront qu'en septembre.

Ainsi, l'agitation traditionnelle du centre-ville n'est toujours pas de retour, quatre mois après le déclenchement de l'état d'urgence sanitaire. Le début des vacances de la construction n'a probablement pas contribué à susciter un engouement pour le retour dans les bureaux, ont indiqué plusieurs commerçants du quartier.

Un retour au travail différent

Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) estime que le retour des travailleurs sera « graduel » et « hybride », c'est-à-dire qu'une partie des tâches pourra continuer à s'effectuer de la maison, tandis que d'autres seront accomplies au bureau, avance Karl Blackburn, le président de l'organisme.

Selon ce dernier, les employeurs souhaitaient un « signal clair », de la part du gouvernement, à propos du retour au centre-ville de Montréal et dans les locaux pour bureaux des autres villes du Québec, « d'abord pour redynamiser l'économie de ces centres urbains ».

À titre d'exemple, pour Montréal, c'est entre 400 000 et 500 000 travailleurs qui avaient l'occasion de se rendre au centre-ville, a rappelé M. Blackburn, qui parle aussi de la « bouffée d'air frais » qu'apporte le retour progressif au travail pour les commerçants du centre-ville.

Le télétravail a démontré quelque chose, depuis le début de la pandémie; c'est que c'était techniquement faisable. Les gens ont pu accomplir leur travail à plein temps à partir de la maison, a encore indiqué le président du CPQ, tout en reconnaissant que ce n'est pas tout le monde qui a la capacité de faire du télétravail à temps plein à partir de la maison, ne serait-ce que pour des raisons familiales, d'organisation, les espaces, etc..

Avec les informations de Jacaudrey Charbonneau

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