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Le syndicat des paramédics demande la fin des horaires de faction à Malartic et Amos

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Les ambulanciers paramédicaux souhaitent être payés à l'heure.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Annie-Claude Luneau

Le Syndicat des paramédics de l'Abitibi-Témiscamingue réclame la mise en place d'horaires à l'heure pour les ambulanciers de Malartic et Amos.

Ces professionnels de la santé fonctionnent en ce moment avec des horaires de faction, c'est-à-dire qu'ils attendent les appels à la maison plutôt que dans leur véhicule.

Trois ambulances sont en service à Amos et une seule l’est à Malartic.

Félix-Antoine Lafleur est assis à une table de conférence de presse et s'adresse aux gens.

Le président du Syndicat des paramédics, Félix-Antoine Lafleur.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Le ministère de la Santé et des Services Sociaux (MSSS) peut transformer les horaires de faction en horaire à l'heure lorsque les ambulances sont sur la route plus de 28 heures par semaine.

Selon le président du Syndicat des paramédics Félix-Antoine Lafleur, les secteurs de Malartic et Amos répondent à ces critères.

On s’est rendu compte que le CISSS, les chiffres qu’ils avaient fournis au ministère, c’étaient des chiffres qui dataient de trop longtemps et qui ne donnaient pas le portrait exact de la situation actuelle. On demandait une rencontre avec la PDG, mais on s’est fait répondre qu’en tant que syndicat, on n’était pas les interlocuteurs désirés, explique M.Lafleur.

Il espère pouvoir obtenir une rencontre avant la prochaine évaluation annuelle du ministère à l’automne.

Selon lui, les horaires à l’heure sont beaucoup plus avantageux pour les ambulanciers, notamment pour faciliter le recrutement et la rétention, mais ils ont aussi des avantages pour les patients.

Ça change le délai de réponse, c’est extrêmement différent. Plutôt qu’être assis chez lui, l'ambulancier paramédical est assis dans le véhicule. On réduit le temps de réponse entre 5 et 15 minutes. Dans les pires conditions, l’hiver, on peut venir réduire un temps de réponse de 15 minutes, conclut M. Lafleur.

Le Centre intégré de santé et services sociaux (CISSS) n'a pas accordé d'entrevue, mais a répondu par courriel que la notion d'horaire pour les différentes zones est évaluée lors de chaque fin d'année financière après la compilation des charges de travail des différents secteurs. Une fois les données validées, le MSSS retourne les charges de travail à l'automne pour analyse.

Un exercice d’évaluation des charges de travail est réalisé. Après vérification, et en fonction de différents critères établis par le MSSS, c’est un processus très structuré et normatif, explique le CISSS.

La révision des charges se fait toujours à l’automne, l’exercice d’évaluation et appliqué et si le besoin est réel en fonction de ce processus, les démarches sont entreprises pour les demandes de modification d’horaire, entre autres de faction à horaire à l’heure. Ce type de demande revient de façon régulière et c’est un enjeu permanent pour lequel les règles sont émises selon des critères établis par le MSSS.

En ce qui concerne les données, nous produisons les données, comme demandé par les exigences du MSSS. Effectivement, la demande de modification d’horaire (de faction à horaire à l’heure) est un enjeu permanent. Par contre, la décision est un processus très structuré et normatif.L’année financière vient de se terminer dans le système et nous devrions recevoir les charges de travail à l’automne. Un exercice d’évaluation sera alors appliqué et si le besoin est réel, des démarches seront entreprises.

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