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L'après-COVID-19 : le transport électrique peut-il sauver la Terre et relancer l’économie?

Des fabricants de véhicules électriques s’attendent à ce que Québec subventionne davantage l’achat d’autobus scolaires électriques.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Un véhicule écolier jaune.

Le reportage de Jean-Michel Leprince.

Photo : Radio-Canada

Le transport routier est responsable de plus du tiers des émissions de gaz à effet de serre. Le Québec a tout ce qu’il faut pour convertir les véhicules à l’électricité : de l’électricité bon marché, du lithium pour fabriquer les batteries, les ingénieurs et la recherche de pointe, et enfin des firmes qui sont prêtes à lancer sur le marché des véhicules lourds 100 % électriques. La firme Lion de Saint-Jérôme est parmi celles qui pourraient en profiter.

Lion, le pionnier du transport scolaire électrique, compte 300* autobus scolaires 100 % électriques qui circulent en Amérique du Nord. La moitié parcourt les routes du Québec, le reste va aux États-Unis (Californie, New York), en Ontario et en Alberta. Bientôt en Colombie-Britannique, dit-on.

À la veille de la publication par le gouvernement Legault à Québec de sa politique d’électrification, des compagnies comme Lion s’attendent à ce que les subventions, indirectes, aux commissions scolaires pour l’achat d’autobus conventionnels au diesel ou au propane soient progressivement supprimées en faveur d’aides à l’achat d’autobus électriques, beaucoup plus chers à l’acquisition, mais extrêmement économiques à moyen et long terme, tout en étant écologiques et plus durables.

Sept véhicules, dont quatre autobus.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La gamme complète des véhicules Lion

Photo : Radio-Canada

Lion se lance maintenant dans les autobus électriques de taille moyenne et, surtout, dans les camions lourds capables de parcourir 75 000 km par an, avec une autonomie de 400 km, avec des batteries nécessitant 6 heures de recharge. Le marché nord-américain d’autobus scolaires est de 500 000 unités. Il est de 15 millions pour les camions lourds.

La concurrence dans le marché des poids lourds s’annonce forte pour Lion de Saint-Jérôme. Selon l’Association des véhicules électriques du Québec, d’ici les trois prochaines années, 14 fabricants de camions zéro émissions devraient mettre leurs modèles sur les routes nord-américaines.

Une manette placée dans la calandre d'un autobus.

Une manette de recharge pour autobus électrique.

Photo : Radio-Canada

Québec, terre d’électrification

Lion, un des producteurs de véhicules électriques, a l’appui des groupes écologiques.

On est au 21e siècle, on sort d’une crise qui est liée au réchauffement de la planète, on ne le dit pas assez souvent, donc si on veut régler les problèmes, on n’a qu’à prendre les outils qui existent. Ils sont là, mais il faut avoir le courage de dire : oui on a les outils, on a les moyens, on en a le besoin, eh bien allons-y, affirme André Bélisle, président fondateur de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA).

Le nombre d’emplois présentement dans les énergies et les transports propres, c’est à peu près 300 000. Et on prévoit que d’ici 2030 ça va être 600 000, dont la moitié, presque 300 000, qui vont être dans les transports propres et c’est beaucoup l’électrification des transports, que ce soit pour les voitures, les camions, les autobus. Donc on dit que c’est un bon vecteur de relance économique, croit Daniel Breton PDG de Mobilité Électrique Canada.

Des câbles relient la batterie d'un moteur à une charge.

Un autobus électrique met 6 heures pour une recharge complète.

Photo : Radio-Canada

Il a quatre ans, et même encore récemment, on nous traitait de fous. Maintenant tout le monde veut des autobus scolaires électriques. Au Québec, si on ne s’électrifie pas, où va-t-on le faire? Le Québec est une terre d’électrification.

Marc Bédard, PDG Lion

* Une erreur de transcription a fait que dans notre version précédente nous indiquions 3000 autobus livrés alors qu'il s'agit plutôt de 300. Nos excuses.

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