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Femme et Terre : une œuvre incontournable

Pendant la période estivale, nous vous proposons de partir à la découverte de l'art public. Pour vous, un circuit riche et accessible aux quatre coins de la région. Place maintenant à une oeuvre incontournable, qui suscite encore énormément de réactions : Femme et Terre de l'artiste Ronald Thibert.

L'oeuvre Femme et Terre

L'oeuvre Femme et Terre de l'artiste Ronald Thibert trône devant le Musée Louis-Hémon de Péribonka depuis 35 ans.

Photo : Radio-Canada

Julie Larouche
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La sculpture est installée devant le Musée Louis-Hémon de Péribonka, aux abords de la route 169, depuis près de 35 ans.

Il s'agit de la vision personnelle du sculpteur du roman Maria Chapdelaine. Sincèrement, dans son essence, il s'agit d'une oeuvre féministe. C'est une oeuvre qui parle de dualité. Dans les matériaux, il y a une section en aluminium et l'autre en granit, deux matériaux qui ont participé au développement de la région. La partie en aluminium représente la fécondité de la femme et de la Terre. Il y a des références à des extraits du roman Maria Chapdelaine. Au centre, une représentation de la femme qui évoque son destin. C'est sûr que ce que l'on voit spontanément, c'est un sexe de femme, mais il y a cette idée des labours. Finalement, les blocs de granit évoquent l'oppression, explique Julie Bonenfant Boisclair, responsable de l'action culturelle et des collections au Musée Louis-Hémon.

Lors de son installation en 1986, la sculpture suscite peu de réactions. Un an plus tard, en novembre 1987, lorsqu'un journaliste la rebaptise L’hymen à Maria parce qu'il considère l'oeuvre sexuelle, voire pornographique, une controverse éclate.

Il en est question dans plusieurs médias. Le citoyen de Péribonka et ancien député du Parti québécois, Denis Trottier, se souvient.

Probablement qu'il ne devait pas y avoir de grosses nouvelles à cette époque-là. Ç’a fait les nouvelles nationales. On a même mis une toile par-dessus le monument à un moment donné. Des gens disaient qu'il fallait la détruire. C'était nettement exagéré, c'était au-delà de toute compréhension acceptable, relate-t-il.

Encore aujourd'hui, il y a une grande fascination autour de Femme et Terre.

« Les gens ont beaucoup de curiosité, ils sont surpris. Ils arrêtent sur le bord de la route, prennent une photo. C'est un incontournable du tour du Lac. Encore aujourd'hui, ça fait beaucoup parler du musée […]. D'ailleurs, on l'a intégrée, on a une activité sur l'oeuvre tous les vendredis de juillet et une partie du mois d'août. On l'assume complètement puis on voit là une plus-value à notre expérience. »

— Une citation de  Julie Bonenfant Boisclair, Musée Louis-Hémon

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