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Libye : vers un conflit régional?

La décision est considérée comme une « déclaration de guerre » par le gouvernement libyen d'union nationale.

Des combattants sourient et lèvent les bras en guise de victoire.

Les forces du gouvernement d'union libyen célèbrent après avoir repris l'aéroport international de Tripoli aux mains des troupes de Khalifa Haftar, mercredi.

Photo : Getty Images / -

Radio-Canada

L’approbation du Parlement égyptien lundi d’une éventuelle intervention de l’armée égyptienne est un pas supplémentaire vers un conflit de grande envergure en territoire libyen, où les forces gouvernementales libyennes, renforcées par l’armée turque, avancent vers l’est. Une décision considérée comme une « déclaration de guerre » par le gouvernement libyen d'union nationale (GNA).

La Chambre a approuvé à l'unanimité l'envoi d'éléments de l'armée égyptienne dans des missions de combat hors des frontières de l'État égyptien, pour défendre la sécurité nationale égyptienne, selon un communiqué du Parlement.

L'Égypte partage avec la Libye une frontière poreuse de 1115 kilomètres en plein désert.

La Libye, qui dispose des réserves de pétrole les plus abondantes d'Afrique, est déchirée par un conflit armé entre le gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par l'ONU et basé à Tripoli, et le maréchal Khalifa Haftar, qui règne sur l'Est et une partie du Sud.

Le premier est soutenu par la Turquie, qui a des militaires sur place, et le second par l'Égypte voisine, les Émirats arabes unis et la Russie.

Jeudi dernier, le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi avait réuni des représentants des tribus de l'Est libyen et les a appelés à s’engager dans une armée nationale unifiée.

Or, des organisations tribales libyennes ont dénoncé cette rencontre et se sont démarquées des Libyens qui y ont assisté.

Initiative algérienne

Par ailleurs, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a évoqué, lors d’un entretien à la télévision nationale, l’existence d’une initiative algérienne appuyée par l’ONU et coordonnée par la Tunisie, sans toutefois révéler le contenu de cette initiative.

Auparavant, l’Algérie avait proposé d’accueillir les belligérants pour entamer un dialogue en vue d’un cessez-le-feu et enclencher un processus politique à travers l’élection de nouvelles institutions et une nouvelle Constitution.

Sur le terrain, le gouvernement d'union nationale (GNA) a pour sa part annoncé qu’il mobilisait ses troupes à l’ouest de la Syrie en vue d’une prochaine offensive.

Le GNA a indiqué que la bataille des villes de Syrte et d’Al Djofra est imminente, ajoutant que le but est le contrôle de tout le territoire libyen.

Réunion en Turquie

De son côté, la Turquie a appelé lundi à immédiatement mettre fin au soutien aux forces du maréchal Khalifa Haftar, à l'issue d'une réunion avec des ministres du gouvernement de Tripoli et de Malte à Ankara.

Il est indispensable d'interrompre immédiatement toute sorte d'aide et de soutien au putschiste Haftar qui empêche l'instauration de la paix, du calme, de la sécurité et de l'intégrité territoriale de Libye, a déclaré le ministre turc de la Défense Hulusi Akar.

Le ministre turc a également indiqué qu'Ankara allait poursuivre sa collaboration avec le GNA en matière d'entraînement, de coopération et de conseil militaire.

L'intervention militaire turque a été décisive pour le GNA qui a pu ainsi repousser l'offensive du maréchal déclenchée en avril 2019 contre Tripoli et reprendre le contrôle de l'ensemble du nord-ouest du territoire libyen.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est plongée dans le chaos et des conflits aux multiples fronts, complexifiés par la présence accrue d'acteurs internationaux.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Al Jazeera

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