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Martin Carpentier n’est pas équipé pour une longue cavale

Martin Carpentier est toujours recherché.

Martin Carpentier est toujours recherché.

Photo : Courtoisie Sûreté du Québec

Les biens dérobés par Martin Carpentier à l’intérieur d’une roulotte ces derniers jours ne lui permettront pas de poursuivre sa cavale encore bien longtemps, selon la Sûreté du Québec (SQ).

S’il est encore vivant, le principal suspect dans la mort de ses deux filles, Norah et Romy Carpentier, est à bout de ressources et en détresse, affirme l’inspecteur-chef et directeur des communications à la SQ, Guy Lapointe.

Ce qui a pu être récupéré dans cet endroit-là, ce n’est pas suffisant pour assurer sa survie sur une longue période. Ce qu’on pense, c’est qu’il est à la limite, au bout de ses ressources, a expliqué M. Lapointe à l’émission Première heure lundi matin.

On ne pense pas qu’il est équipé et outillé pour une cavale qui pourrait durer des jours et des semaines, souligne l'inspecteur, qui n’a pas dévoilé la nature ni l’utilité des biens dérobés.

Appel à la vigilance

M. Lapointe assure cependant que tous les efforts sont déployés pour retrouver Martin Carpentier, même si les recherches sur le terrain ont cessé la fin de semaine dernière.

Il défend le travail de la SQ, critiquée dans cette affaire, et appelle plutôt les Québécois à demeurer vigilants. Le fugitif pourrait notamment avoir changé d’apparence.

[Martin Carpentier] est limité dans ce qu’il peut faire. Il faut que les gens continuent de nous appeler, il faut que les gens continuent d’être vigilants, continuent d’être à l’affût. Tout ce qu’on reçoit comme information va être vérifié, va être analysé.

Guy Lapointe, inspecteur-chef et directeur des communications à la SQ
Deux policiers de dos, avec un chien, marchent dans un champ.

Depuis le début des recherches, la SQ a validé plus de 1000 signalements.

Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Bouchard

Durant le ratissage du quadrilatère dans le secteur de Saint-Apollinaire, plus de 1000 informations ont été reçues et traitées, 400 pistes vérifiées par les enquêteurs et 720 adresses, dépendances et chalets ont été fouillés.

Maintenant, tous les chalets, toutes les dépendances ont été couverts, on sait que c’est un individu qui n’a pas de ressource présentement. Il n’a pas d’argent, n’a probablement pas de nourriture. Il est dans des conditions extrêmement difficiles, explique M. Lapointe.

Les recherches n'ont donc pas été vaines, même si la police n'a toujours pas mis le grappin sur Martin Carpentier, souligne M. Lapointe.

Nous, l’important, c’est de s’assurer qu’il ne s’est pas terré dans un endroit [près de Saint-Apollinaire].

Guy Lapointe, inspecteur-chef et directeur des communications à la SQ
Inspecteur Guy Lapointe.

L'inspecteur Guy Lapointe est porte-parole de l'Escouade nationale de répression du crime organisé ENRCO) de la Sûreté du Québec.

Photo : Radio-Canada

La pièce manquante du casse-tête

M. Lapointe a d’ailleurs comparé cette affaire à un casse-tête, dont la principale pièce manquante est l’interrogatoire de Martin Carpentier.

Les recherches ne sont qu’une seule facette de l’enquête qui est en cours. C’est la facette la plus visible, mais il faut comprendre que l’enquête qui se déroule depuis le début a d’autres facettes, qu’on ne va pas médiatiser parce qu’il y a différentes stratégies, mentionne le directeur des communications de la SQ.

Martin Carpentier, 44 ans, est en fuite depuis le 8 juillet. Les cadavres de ses enfants ont été trouvés le 11 juillet dans un secteur boisé de Saint-Apollinaire.

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