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Archives

Les villages flottants de la région de Vancouver, pour ceux qui ont le pied marin

Maisons sur l'eau.

Village flottant de Canoe Pass en Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Certaines personnes aiment tellement l’eau qu’elles décident d’y bâtir leurs maisons. C’est le cas des habitants des villages flottants de Canoe Pass et de l'île Granville en Colombie-Britannique. À travers nos archives, découvrez les particularités de la vie en maison flottante.

À l’émission Reflets d’un pays du 8 septembre 1982, la journaliste Hélène Deggan raconte l’historique des maisons flottantes.

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Reflets d’un pays, 8 septembre 1982

Dans le monde, plusieurs centaines de milliers de personnes vivent à bord d’habitations flottantes.

En Asie, certaines familles en font un mode de vie où l’eau et le commerce vont de pair. Des typhons viennent périodiquement détruire leur village, qu’ils reconstruisent aussitôt.

En France, certains bateaux offrent plus d’espace que bien des appartements parisiens.

Sur la côte ouest de l’Amérique, des villages flottants existent depuis le début du 20e siècle.

C’est d’abord avec les camps de bûcherons que la tradition s’est établie. Ensuite, durant la grande dépression des années 1930, des bicoques se développent rapidement autour des eaux de Vancouver.

Aujourd’hui, des villages de maisons modernes et cossues se sont développés dans ces mêmes eaux.

Dominique Lemaître a lui-même construit sa maison dans les années 1970. Assis dans son salon où les fenêtres ne laissent voir que les flots environnants, il raconte à la journaliste pourquoi il a choisi ce mode de vie et les difficultés auxquelles lui et d’autres pionniers de villages flottants ont dû faire face pour se faire accepter.

Juste au sud de Vancouver, où le fleuve Fraser se jette dans le Pacifique, se trouvent une soixantaine de maisons flottantes.

La petite communauté de Canoe Pass s’est greffée aux berges de la rivière en 1975.

Le 3 février 1988, à l'émission Actuel, la recherchiste Louise Arcand et le réalisateur André Lavoie brossent le portrait du village flottant de Canoe Pass situé au sud de Vancouver.

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Actuel, 3 février 1988

Ce qui étonne, c’est que cette maison flotte, tangue aux passages des bateaux de pêche puis monte et descend chaque jour de cinq mètres avec les marées.

Louise Arcand, recherchiste

Louise Arcand s’entretient avec Monique Prud’homme, une Québécoise qui a quitté Montréal pour construire sa maison en compagnie de son mari sur les rives du fleuve Fraser.

Je pense que l’attrait de vivre sur l’eau c’est de vivre dehors. On a un canot et nos activités sont centrées sur la nature et la rivière. Tout le monde sur le bord de l’eau a une famille de canards dont il prend grand soin.

Louise Prud’homme

Les citoyens qui vivent sur l’eau paient également des taxes et sont reliés au système d’égout de la municipalité.

Tout près de là se trouve le village de Canoe Pass qui regroupe des maisons luxueuses conçues par l’architecte Dan Wittenberg.

Les maisons sont fabriquées à terre et mises à l’eau ensuite. La base est conçue de mousse de polystyrène recouverte d’un bloc de béton. La méthode a fait ses preuves. Le poids total de la fondation flottante est d’environ 60 tonnes.

La vie de famille est particulière sur les quais. Dans son reportage du 26 décembre 2000 présenté au Midi, le journaliste Jacques Rivard rencontre la famille Carson qui vit dans une maison flottante du village de l'île Granville en Colombie-Britannique.

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Le midi, 26 décembre 2000

Jonathan et Liam, les deux enfants, ont appris à nager très tôt, comme tous les bambins qui habitent les villages flottants. Quand ils jouent sur les pontons, les passerelles et les quais, c’est munis de gilets de sauvetage qu’ils le font.

Robert Carson, leur père, explique qu’il doit accrocher l’arbre de Noël au plafond du salon. Certains jours, quand les vents viennent de l’ouest, Anne, son épouse, doit quitter la maison pour la terre ferme afin d’éviter d’être malade.

Un de leurs voisins, Chris Harvey, raconte qu’en raison d’une marée de pleine lune, il s’est réveillé en pleine nuit aux sons des objets de sa bibliothèque qui tombaient sur le plancher. Sa demeure venait de s’échouer de travers.

La vie sur l’eau n’est donc pas toujours de tout repos. Les assurances y sont beaucoup plus chères, près de trois fois le prix, selon Robert Carson. Il faut aussi payer des frais d’amarrage qui s’élèvent de nos jours à environ 10 000 $ par an.

Malgré tout, la proximité avec la nature, l’absence de mauvaises herbes à enlever et de pelouse à tondre, le doux bruit des clapotis, la proximité des voisins et l’esprit communautaire qui en découle sont des avantages précieux aux yeux des amoureux de cette vie de marina.

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