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Avoir encore des séquelles de la COVID-19 quatre mois après l’avoir contractée

La dame assise dans un parc.

L'infirmière auxiliaire Sylvie Sigouin a contracté le nouveau coronavirus alors qu'elle travaillait au CHSLD Laflèche, à Shawinigan, et elle n'a jamais retrouvé le goût et l'odorat depuis.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Quatre mois après avoir contracté la COVID-19, une infirmière auxilaire de la Mauricie affirme qu’elle vit toujours avec les séquelles de la maladie.

Sylvie Sigouin a contracté le nouveau coronavirus en mars, alors qu’elle travaillait au Centre d'hébergement de soins de longue durée Laflèche, à Shawinigan. Depuis, elle n'a toujours pas retrouvé l'odorat ni le goût.

Elle ajoute que son médecin est incapable de dire si elle retrouvera ces deux sens un jour.

Manque de protection en début de crise

L’infirmière auxiliaire considère avoir été infectée en raison de l'absence d'équipement de protection au début de la crise.

Au début, on n'avait pas le droit de porter du masque, raconte-t-elle. On n'avait pas de matériel de protection.

Une fois officiellement guérie, elle est retournée au travail, mais Sylvie Sigouin considère que son absence d'odorat a une incidence au boulot.

On a besoin de notre odorat, parce que souvent, au niveau des selles, il y a des odeurs particulières que nous, les travailleurs de la santé, on va tout de suite détecter. [Par exemple], c'est peut-être du C. difficile ou c'est peut-être de la gastro, dit-elle.

Elle n'est pas la seule à vivre avec les conséquences de ce virus. Sur le groupe Facebook J'ai eu la COVID-19, les témoignages se multiplient.

Certains gardent eux aussi des séquelles de la maladie, telle que de la fatigue et plusieurs n'ont toujours pas retrouvé l'odorat.

Aucune indemnisation, pour l’instant

Sylvie Sigouin a contacté la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

Celle-ci lui a indiqué qu'elle ne pouvait faire de réclamation avant un an. Elle ne peut donc pas être encore indemnisée, puisque ses séquelles durent depuis moins de douze mois.

La Commission n'a pas voulu commenter ce dossier spécifique, mais précise par courriel que la CNESST peut, selon les circonstances, prendre toutes mesures prévues dans la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles (LATMP) qu’elle estime utile pour atténuer ou faire disparaître les conséquences de sa lésion professionnelle.

« Qu'on s'occupe de nous! Parce que j'ai vraiment pas l'impression d'être écoutée en ce moment. »

— Une citation de  Sylvie Sigouin, infirmière auxiliaire

L'infirmière réclame du soutien de la part du premier ministre François Legault qui a qualifié les travailleurs de la santé d'anges gardiens durant la crise.

Sylvie Sigouin considère que les employés qui ont été au front pendant la crise, comme elle, devraient être dédommagés dans ce genre de circonstances.

D'après le reportage de Catherine Bouchard

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