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Malgré les mauvaises nouvelles, Donald Trump assure que tout va bien

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Vu de dos (et de haut), le président Trump sort de la Maison-Blanche.

Le reportage de Gabrielle Proulx

Photo : Getty Images / Drew Angerer

Radio-Canada

Les sondages qui le montrent en difficulté face à son rival démocrate sont « bidon ». Quant à la reprise fulgurante des cas d’infection à la COVID-19, « qui finira par disparaître », elle est imputable à la hausse du nombre de dépistages, a répété dimanche le président américain Donald Trump, dans entrevue télévisée où il a été contredit à plusieurs reprises par l'animateur.

Depuis le déconfinement, le nombre de cas de COVID-19 augmente en flèche aux États-Unis. Ces sept derniers jours, les autorités sanitaires américaines ont enregistré une moyenne de 65 353 nouveaux cas journaliers, contre 23 715 un mois plus tôt.

Beaucoup de ces cas [les nouveaux] sont des gens jeunes qui guériraient en un jour. Ils ont le nez qui coule et on comptabilise ça comme un test […] Beaucoup de ces cas ne devraient même pas être des cas.

Donald Trump, président des États-Unis

Dimanche, en entrevue à l'émission Fox News Sunday, il a estimé que la disparité dans les données avec l’Europe, où le nombre d’infections a fortement baissé, était due à la baisse du nombre de tests. Ils ne dépistent pas. Ils ne dépistent pas, a-t-il lancé, refusant toujours d’imposer le masque au niveau national et décrivant son expert des maladies infectieuses, le Dr Anthony Fauci, comme du genre un peu alarmiste.

Quant au taux de mortalité de la maladie, le président a affirmé que son pays avait l’un des taux les plus bas, peut-être le plus bas du monde, ce qui a été contredit par l'animateur de Fox News, Chris Wallace. En se basant sur le comptage réalisé samedi par l’Université Johns Hopkins, les États-Unis figurent plutôt en milieu de peloton des pays du G20, avec un taux de 43 morts pour 100 000 habitants. Ce taux est par ailleurs en hausse constante, contrairement à la majorité des pays d’Europe et au Canada.

En entrevue, le président Trump a aussi dû réagir à deux sondages récents qui le placent respectivement à 8 points et 15 points derrière son rival démocrate, Joe Biden. Tout d’abord, je ne suis pas en train de perdre, car ce sont des sondages bidon, a assuré le milliardaire qui pense que, comme en 2016, ses partisans sont sous-représentés dans les sondages.

Bon joueur dans la défaite?

Comme il y a quatre ans, M. Trump est resté évasif lorsqu'il a été questionné à savoir s’il accepterait la défaite, le cas échéant. Non, il faudra que je voie, a-t-il affirmé, en répétant son inquiétude face à d’éventuelles fraudes reliées, selon lui, au vote par correspondance.

À quelques occasions, l’animateur Chris Wallace a repris le président sur certaines de ses affirmations, comme lorsqu'il a faussement affirmé que Joe Biden voulait couper les vivres à la police et qu’il avait signé un pacte en ce sens avec le sénateur de gauche Bernie Sanders.

Non Monsieur, l'ancien vice-président [Joe Biden] ne s'est pas joint aux militants qui se sont ralliés derrière cette bannière. Il propose plus d'argent pour la police, sous condition d'amélioration de ses pratiques.

Chris Wallace, animateur de l'émission Fox News Sunday

M. Trump a alors demandé à ses collaborateurs de lui apporter de la documentation pour étayer son affirmation. Mais il s’est révélé incapable de prouver ses dires avec les documents de travail publiés ce mois-ci par l’équipe de campagne de Joe Biden.

Appel à sa base

S’il a par ailleurs déclaré qu’il pouvait comprendre pourquoi les Noirs américains étaient contrariés par la façon dont la police utilise la force contre eux de manière disproportionnée, le président Trump s’est empressé d’ajouter que les Blancs, eux aussi, se font tuer par les forces policières.

Il a aussi ajouté qu’il s’opposait à la mise au rencart du drapeau confédéré. Quand les gens arborent fièrement leurs drapeaux confédérés, ils ne parlent pas de racisme. Ils aiment leur drapeau, il représente le Sud, ils aiment le Sud, a-t-il dit, en ajoutant qu’il s’agissait aussi là de liberté d’expression.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Fox News

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