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L’art de faire pousser des patates sur son gazon

Un plant de pommes de terre en contre-plongée.

Ces plants de pommes de terre poussent directement sur l'herbe.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Boudreault

Un jardinier amateur de Sept-Îles teste une manière innovatrice de faire pousser des pommes de terre hors du sol. Il croit que cette technique est tout indiquée pour une agriculture urbaine à petite échelle qui utilise de manière durable les résidus de la tonte du gazon.

Guy Berthe fait pousser à côté de sa maison 80 plants de pommes de terre. Plutôt que d'enterrer profondément les germes, il les pose directement sur l'herbe et les recouvre de matière végétale.

Guy Berthe à côté de plants de pommes de terre.

Le jardinier amateur Guy Berthe

Photo : Radio-Canada / Djavan Habel-Thurton

Une technique qu'il dit inspirée de la manière dont les Incas cultivaient les pommes de terre.

Le jardinier explique qu’il faut avoir en main des morceaux de pommes de terre avec un germe.

On en distribue tous les 30 centimètres en long et en large. On vient les recouvrir d'une pelletée de terre, par la suite de la paille, et par-dessus tout ça, c'est du gazon fraîchement coupé, décrit M. Berthe.

Des mains munies d'un couteau coupent une pomme de terre germée.

Le jardinier découpe une pomme de terre germée.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Boudreault

Les pousses devraient plus tard sortir de ces monticules.

Chaque semaine, après la tonte de son gazon, le jardinier vient recouvrir la base de ses plants d’herbe fraîche.

Ça garde l'humidité pour le développement de la pomme de terre [et] amène de l'azote qui enrichit la pomme de terre, explique-t-il.

Avec 80 plants qui pourraient, il l'espère, donner environ 10 patates chacun, Guy Berthe s'attend à ne pas manquer de pommes de terre l'hiver prochain.

Des plants de pommes de terre en fleur.

Guy Berthe a planté environ 80 germes de pommes de terre à côté de sa maison.

Photo : Radio-Canada / Djavan Habel-Thurton

Il vante la simplicité et le faible coût de cette technique. Ça ne nous prend pas un champ immense, qui a été bêché, où on a utilisé un rotoculteur, dit-il.

Il croit que les jardins communautaires pourraient gagner à adopter cette technique.

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