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Les touristes déferlent sur la Côte-Nord

Vue sur le secteur des galets, à Natashquan

Natashquan, presqu'au bout de la route 138, attire tout de même plusieurs touristes.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

La présence en grand nombre de voyageurs sur la Côte-Nord donne espoir à l’industrie touristique, qui a été lourdement affectée par le confinement au printemps dernier.

L’achalandage est grand et il l’est partout, de Tadoussac à Natashquan, se réjouit le directeur général de Tourisme Côte-Nord, Mario Leblanc.

Pour certaines entreprises, c’est une année exceptionnelle, affirme-t-il.

Mario Leblanc.

Mario Leblanc, directeur général de Tourisme Côte-Nord

Photo : Radio-Canada / Jean-François Villeneuve

Ces nombreux touristes viennent tous du Québec, mais de régions plus diversifiées qu’à l’habitude, dont la Gaspésie et le Lac-Saint-Jean, remarque avec plaisir la conseillère municipale de Natashquan, Marie-Claude Vigneault.

À la plage, il y a un achalandage comme je n’en ai jamais vu! Ça fait beaucoup de vie, note-t-elle.

À Longue-Pointe-de-Mingan, les propriétaires de l’entreprise Souvenirs Archipel Mingan, qui offre de l’hébergement et des excursions dans l’archipel de Mingan, affirment que la clientèle québécoise a largement compensé pour les touristes internationaux, qui représentent 30 % de leur clientèle habituelle.

Certains touristes ont même dû rester plus longtemps que prévu à Baie-Comeau ou à Sept-Îles par manque de place dans les établissements touristiques plus à l’est, raconte Mario Leblanc.

Je ne voudrais pas décourager les gens en disant que c’est plein partout : il reste de la place, mais on conseille aux gens de préparer leur itinéraire parce qu’il y a des endroits qui commencent à être complets pour les prochaines semaines.

Une citation de :Mario Leblanc, directeur général de Tourisme Côte-Nord

Offre presque inchangée

Les touristes peuvent profiter d’une offre d’activités presque pareille qu’à celle précédant la pandémie. Seules quelques institutions, dont le Jardin des Glaciers, à Baie-Comeau, ont suspendu leurs activités pour l’été en raison des mesures de distanciation sociales qui auraient été trop difficiles à faire respecter.

De son côté, Souvenirs Archipel Mingan détient une capacité d’accueil presque égale à l'an dernier, puisque ses bateaux accueillent un maximum de 12 personnes, mais ont dû modifier la configuration de leurs installations terrestre.

C’est beaucoup de coûts additionnels. On a acheté pour 4000 dollars de masques, indique la gérante et cofondatrice de l’entreprise, Danielle Kavanagh.

Le phare est situé sur une île presque déserte du parc national de l’Archipel-de-Mingan.

L'île aux Perroquets est l'un des arrêts compris dans les expéditions organisées par Souvenirs Archipel Mingan.

Photo : Facebook/Auberge de l'île aux Perroquets

La popularité monstre de la région vient compenser pour le début du printemps qui a été catastrophique pour l'entreprise.

Elle accueille habituellement des travailleurs tout au long de l’année, dont des infirmières et médecins en dépannage dans la communauté d’Ekuanitshit.

Au mois de mars, on a tout perdu [cette clientèle-là], évoque Danielle Kavanagh.

Hausse du camping sauvage

De nombreux campeurs spontanés ont aussi fait leur apparition sur la Côte-Nord, même si leur nombre semble moins important qu’ailleurs dans l’Est-du-Québec.

Certains secteurs plus fréquentés, dont la municipalité de Natashquan, ont dû ajouter de nouvelles réglementations pour bien encadrer la pratique du camping sauvage.

On a mis des affiches pour identifier les lieux interdits, notamment à la plage, où des gens viennent souvent camper, mentionne Marie-Claude Vigneault.

De son côté, Danielle Kavanagh ne se dit pas dérangée par ces adeptes du camping sauvage, qu’elle qualifie de complémentaire à son offre touristique.

On a la région pour ça. Ça peut apporter une clientèle de plus et ils sont très respectueux pour la plupart, affirme-t-elle.

Un regain pour les prochaines saisons?

La présence accrue des Québécois sur la Côte-Nord cet été donne à l’industrie touristique l’espoir que la popularité de la région auprès de cette clientèle se poursuive dans les prochaines années.

On craignait qu’il y ait une cassure dans l’élan qu’on avait depuis quelques années sur la Côte-Nord, mais on remarque que l’élan se maintient malgré l’élan de la pandémie.

Une citation de :Mario Leblanc, directeur général de Tourisme Côte-Nord

On sait que le tourisme, ça marche beaucoup avec le bouche-à-oreille. Donc si les gens vivent une belle expérience chez nous, ils vont avoir le goût de revenir et de le suggérer à nos amis. Ce n’est pas mauvais du tout, ajoute la conseillère municipale de Natashquan, Marie-Claude Vigneault.

Danielle Kavanagh estime que le phénomène est même déjà en marche chez elle.

J’ai eu des clients qui sont venus au début juillet et que maintenant, à la fin juillet, c’est leur frère ou leur soeur qui arrive.

Une citation de :Danielle Kavanagh, cofondatrice de Souvenirs Archipel Mingan

Seul le bilan de fin d’été pourra toutefois établir l’ampleur de cette vague de popularité.

Avec les informations de Laurie Desjardins-Dufresne

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