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Bateaux américains en eaux canadiennes : inquiétude sur l’île de Vancouver

Une île, des voiliers et des arbres.

Bill Wilson est inquiet à l'idée que le virus se propage aux communautés le long de la côte par les bateaux américains qui s'arrêtent.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Lasalle

Radio-Canada

Des propriétaires de bateaux de l’île de Vancouver craignent que les navires américains qui traversent les eaux canadiennes sous prétexte de se rendre en Alaska divergent de leur route pour faire du tourisme dans la province

Après avoir entendu plusieurs témoignages de gens ayant vu des embarcations battant le pavillon des États-Unis, le président du conseil du club nautique de la Colombie-Britannique, Bill Wilson, a envoyé une lettre à ses 10 000 membres pour leur demander de rapporter chacun des bateaux américains aperçus dans les eaux canadiennes.

Depuis, il reçoit deux à trois courriels chaque jour.

« Lorsqu’on regarde les chiffres de la COVID-19 aux États-Unis, la véritable inquiétude c’est de voir le virus se propager. »

— Une citation de  Bill Wilson, président du conseil du club nautique

L’excuse de l’Alaska

Selon lui, certains Américains utiliseraient l’excuse de l’Alaska, qui permet aux citoyens américains de traverser la frontière pour des raisons essentielles telles que le retour à la maison, sans avoir toutefois l’intention de se rendre dans l'État du nord.

Il explique que ses membres vont souvent observer des bateaux lors de leur entrée au Canada via le système d’identification automatisé qui suit la progression des navires. Selon lui, ces bateaux se dirigent souvent vers le nord le premier jour, mais changent de direction dès le jour suivant.

Beaucoup de ces bateaux semblent traverser la frontière puis prendre leurs temps pour apprécier les eaux canadiennes, soutient-il.

Il affirme recevoir plusieurs signalements d’embarcations amarrées notamment à la marina de Brentwood et de la baie de Bedwell, des lieux qui ne se trouvent pas sur une route directe vers l’Alaska.

Insatisfait du nombre de bateaux qui traversent la frontière et divergent de leur route, Bill Wilson indique que plusieurs marinas refusent dorénavant l’accès aux navires américains.

Une quarantaine toujours obligatoire

Les voyages essentiels en eaux canadiennes sont toujours permis. Cependant, l’Agence des services frontaliers du Canada indique que les voyageurs doivent toujours se conformer à un isolement de 14 jours et seuls les arrêts absolument nécessaires sont permis le long de la route pour se ravitailler et mettre de l’essence.

Les voyageurs doivent respecter la distanciation physique et porter des masques ou des couvre-visages lors de ces arrêts s’ils doivent quitter leur navire, explique Judith Gadbois-St-Cyr de l’Agence des services frontaliers.

Si les voyageurs doivent passer la nuit à la marina, ils doivent également rester à bord de leur bateau, ajoute-t-elle, mais les hôtels peuvent être utilisés pour y faire un confinement.

Tous les voyageurs qui entrent au Canada doivent s’enregistrer auprès des services frontaliers. Omettre de s’enregistrer est une infraction grave, dit-elle, passible de poursuites, alors que le non-respect des restrictions frontalières actuelles en vertu de la loi sur la quarantaine peut entraîner une contravention, voire un emprisonnement.

Avec les informations de Joel Ballard

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