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Trois des plus anciennes maisons de Montréal seront restaurées

Vue d'ensemble de la maison.

La maison Augustin-Brisebois, située sur le boulevard Gouin Ouest, était abandonnée depuis plus de huit ans.

Photo :  Radio-Canada / René Saint-Louis

Radio-Canada

Trois maisons, parmi les plus anciennes de l'île de Montréal, qui étaient abandonnées depuis plusieurs années, seront finalement restaurées. Deux de ces projets de rénovation incluent de nouveaux accès aux berges, tandis que le troisième offrira un accès au futur Grand parc de l'Ouest.

Au cours des dernières années, de nombreux résidents de l’arrondissement Pierrefonds-Roxboro se sont inquiétés du sort de l'ancienne maison de ferme à valeur patrimoniale Augustin-Brisebois, située sur le boulevard Gouin. Construite en 1830, en bordure de la rivière des Prairies, cette maison en pierres des champs était laissée à l’abandon et placardée depuis bientôt huit ans.

Mais il n'y aura plus d’inquiétude à avoir, puisque la Ville l'a achetée récemment au coût de 1,23 million de dollars.

La porte-parole de l'arrondissement Pierrefonds-Roxboro, Johanne Palladini, se félicite de cette acquisition tout en assurant que la maison ne sera pas démolie, mais plutôt mise en valeur.

Les détails du projet seront dévoilés lors d'une annonce ultérieure. Mais cela s'inscrit dans la volonté de la Ville de redonner accès aux berges. Ce sera une autre fenêtre qui s'ouvrira sur le bord de l'eau, se réjouit Mme Palladini.

Le président de la Société patrimoine et histoire de l'île Bizard et Sainte-Geneviève, André Laniel, qui avait produit une vidéo sur cette maison en 2018 pour sonner l'alarme, estime que son appel a été entendu et accueille ce rachat avec soulagement.

Toutes les maisons anciennes, c'est un risque à chaque fois. Trop souvent, on arrive à minuit moins une et on voit arriver les équipements mécaniques pour démolir. [...] Ça fait pitié. Ce qu'on ne réalise pas, c'est qu'à chaque fois qu’on démolit une maison de cette valeur-là, sur le plan historique et patrimonial, c’est de l’histoire et des traces qu’on efface.

André Laniel, président de la Société patrimoine et histoire de l'île Bizard et Sainte-Geneviève
Le président de la société d'histoire pose devant la maison Augustin-Brisebois

Le président de la Société patrimoine et histoire de l'île Bizard et Sainte-Geneviève, André Laniel

Photo :  Radio-Canada / René Saint-Louis

Cette maison n'est pas classée, mais elle est inscrite au Grand répertoire du patrimoine bâti de Montréal comme « immeuble de valeur patrimoniale exceptionnelle ». Ce n'est toutefois pas suffisant pour protéger une maison. Souvent les propriétaires qui veulent s'en débarrasser les laissent dépérir jusqu'à ce que la structure devienne un danger public.

Dans l'arrondissement de L'Île-Bizard–Sainte-Geneviève, une autre maison à valeur patrimoniale a aussi été achetée par la Ville.

Située au cœur de l'ancien village de Sainte-Geneviève, dans une petite rue perpendiculaire au boulevard Gouin, elle a été construite en 1850. Elle sera déplacée de quelques mètres et restaurée pour un coût d'environ 150 000 dollars.

Encore une fois, on souhaite l'utiliser dans le cadre d'un nouvel accès aux berges, raconte le président de la société d'histoire locale André Laniel. Ce serait un endroit où il y aurait des canots, des kayaks pour donner accès à l'eau, donner accès à la rivière des Prairies.

Vue de la façade de la maison délabrée.

La maison Michel-Robillard, située à Sainte-Anne-de-Bellevue

Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

Enfin, la troisième maison a été construite en 1797, dans la ville de Sainte-Anne-de-Bellevue. La maison Michel-Robillard est la seule des trois qui est classée par le gouvernement du Québec. La protection dont elle jouit ne l'a cependant pas empêché d'être laissée à l'abandon pendant des décennies pour finalement être incendiée en 2012.

En début de semaine, la municipalité de Sainte-Anne-de-Bellevue a annoncé un investissement de plus d'un million de dollars pour la restaurer. Elle deviendra le pavillon d'accueil du futur Grand parc de l’Ouest. Elle jouit d'une position enviable puisqu'elle est située à quelques minutes de marche de la dernière station de la branche Ouest du REM.

Avec les informations de René Saint-Louis

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