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Les pirates informatiques ont « manipulé » des employés de Twitter

Une silhouette regarde un téléphone. Il y a plusieurs logos de Twitter en arrière-plan.

Sur les 130 comptes visés, 45 ont effectivement été piratés, selon Twitter.

Photo : Getty Images / Leon Neal

Agence France-Presse

Les pirates informatiques qui ont orchestré la spectaculaire attaque sur des comptes Twitter de célébrités et de personnalités politiques ont « manipulé avec succès un petit nombre d'employés » de Twitter, affirme le réseau social dans un blogue samedi.

Twitter précise qu'au total les pirates informatiques ont visé 130 comptes et ont réussi à accéder à 45 d'entre eux grâce à l'utilisation d'outils uniquement accessibles aux équipes de soutien interne.

Parmi ces comptes piratés se trouvaient ceux de responsables politiques, comme le candidat démocrate à la présidentielle Joe Biden, l'ancien président Barack Obama, mais aussi de grands patrons comme Jeff Bezos, le fondateur d'Amazon, Elon Musk, le patron de Tesla ou encore Bill Gates, le fondateur de Microsoft.

À partir des comptes piratés, les malfaiteurs ont envoyé des messages aguicheurs incitant les abonnés à envoyer des bitcoins, une cryptomonnaie, en échange du double de la somme envoyée.

Selon des sites spécialisés qui enregistrent les échanges de bitcoins, mais ne permettent pas de tracer les récipiendaires, quelque 100 000 dollars ont ainsi été envoyés.

Twitter a précisé samedi que pour huit de ces comptes, les pirates ont aussi téléchargé des données qui sont normalement uniquement accessibles au propriétaire du compte.

Aucun de ces comptes n'était vérifié, c'est à dire doté du petit « v » distinctif qui en accroît la crédibilité et donne certains privilèges aux utilisateurs.

Twitter a aussi indiqué que grâce aux outils dont ils avaient pris le contrôle, les pirates informatiques ont réussi à passer la barrière de la double authentification qui permet normalement de sécuriser un compte au-delà du simple mot de passe.

Cette action spectaculaire, sur laquelle la police fédérale (FBI) a ouvert une enquête, a déclenché un débat sur la sécurité des plateformes sociales à quelques mois du scrutin présidentiel de novembre aux États-Unis, mais aussi sur les conséquences possibles si des pirates arrivaient à s'emparer du compte de Donald Trump, qui mène souvent sa diplomatie sur Twitter, où il compte 83,5 millions d'abonnés.

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