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Grâce à des trieurs optiques, le papier de Récup Estrie a une valeur

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Une machine transporte un ballot de papier.

Le papier de Récup Estrie est maintenant pur à 98 %.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Grâce à l'acquisition de deux trieurs optiques, le papier qui transite à Récup Estrie a maintenant une valeur.

Jusqu'à tout récemment, cette matière comportait environ 40 % de contaminants, dont du plastique. Avec les nouveaux équipements, acquis au coût de 2,8 millions de dollars, le papier ne comporte plus que 2 % de contaminants. Cette grande qualité lui permet de retrouver de la valeur sur le marché.

Le papier, générateur de revenus

Récup Estrie qui devait débourser 90 $ la tonne pour se délester de son papier peut maintenant le vendre 50 $ la tonne.

Avant, pour se débarrasser du papier, il fallait payer. Maintenant, on est capable de vendre ce papier.

Grégory Mattioli, représentant technique pour PELLENC SC

Pierre Avard, le président de Récup Estrie, affirme qu'il est encore étonné de la qualité de papier générée. Alors qu'il s'attendait à recevoir environ 15 $ la tonne pour cette matière, lors de l'achat du trieur optique, il constate que les récupérateurs sont prêts à payer davantage pour la qualité du produit. Récup Estrie réussit même à séparer le petit carton, comme celui des boîtes de céréales et à le vendre 70 $ la tonne. C'est un plus qui est inattendu et on est fier de ça, précise-t-il.

La technologie au service de la récupération

Le nouveau système à la fine pointe de la technologie, installé par l'entreprise française Pellenc SC, permet de détecter les matières et de les trier à grande vitesse. D'abord, un système de tri mécanique permet de séparer les objets en trois dimensions, telles que les bouteilles et les objets plats, tels que le papier et le carton. Ensuite, un premier lecteur optique détecte, puis retire les matières plastiques et métalliques et un deuxième lecteur optique retire le carton pour ne laisser que du papier.

Une montagne de papier au milieu de convoyeurs.

Le nouveau système de tri optique permet à Récup Estrie de vendre son papier, pluôt que de payer pour s'en départir.

Photo : Radio-Canada

Avant, on avait environ 40 % de contamination. Que ce soit du carton, du plastique ou des métaux ferreux et non ferreux, souligne Gregory Mattioli, le représentant technique pour PELLENC SC. Pour optimiser encore plus le procédé, la responsabilité revient aux citoyens de mettre les bonnes matières dans leur bac. Souvent, les arrêts sont dus à des objets trop volumineux qui vont venir se bloquer dans des équipements, explique Gégory Mattioli.

Le papier bientôt récupéré localement ?

Récup Estrie convoite maintenant les marchés locaux pour vendre son papier. On est en attente des papetières de la région. Cascade a déjà déclaré son intérêt, souligne Pierre Avard. Il a bon espoir que les papetières de la région réussissent à offrir un bon prix, comme elles n'auront pas à débourser d'importants frais de transport. La Chine qui avait fermé sa frontière aux matières recyclables québécoises pourrait à nouveau souhaiter acheter ce papier de qualité, croit Pierre Avard.  

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