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Manger local en Mauricie et au Centre-du-Québec : oh oui, on en a des légumes!

Des légumes sur une table.

Exemple de ce que je peux trouver dans mon panier de légumes hebdomadaire.

Photo : Radio-Canada / Pascale Langlois

Radio-Canada

Alors que le confinement était à son plus fort, que je préparais mes semis pour le jardin, j’ai quand même voulu nous inscrire à un panier de légumes bios. Chaque semaine, aller chercher ce panier est une fête. Les enfants attendent mon retour pour découvrir ce qu’il y a dedans… et généralement voler un légume ou deux.

Un texte de Pascale Langlois

Commençons par parler argent. Un panier de format régulier coûte environ 30 $ par semaine. La plupart des fermiers proposent de payer en quelques versements au cours de la saison, ce qui facilite l’accès à cette offre. Avec le contenu de mon panier, il est très rare que je doive acheter d’autres légumes au marché pour compléter mon menu.

Chaque semaine, certains légumes reviennent, surtout les tomates et les concombres, mais on a aussi des nouveautés sans arrêt. La semaine dernière, j’avais la surprise d’une belle aubergine, cette semaine, c’était au tour des rabioles et de la roquette. Bref, une belle variété!

La valeur de son contenu est à peu près égale à celle en supermarché. Mais je me rends compte que souvent, mon épicerie me coûte moins cher au bout de la ligne quand j’ai un panier de légumes. Je n’ai pas vraiment d’explication pour le phénomène autre que j’utilise au maximum tout ce qui s’y trouve. Et je peux vous dire que ces tomates cerises se mangent comme des bonbons!

Des légumes dans un boc en bois.

Le contenu d’un de mes paniers de légumes biologiques de la ferme La Gauloise, située à Sainte-Monique.

Photo : Radio-Canada / Pascale Langlois

Évidemment, ce n’est pas la seule façon d’avoir des légumes frais pendant l’été. J’ai choisi cette option parce que je la trouve simple et qu’elle convient à mon budget. Les marchés publics et les kiosques sont tout aussi pratiques et accessibles en plus d’offrir une variété d’autres produits locaux. J’adore faire ma visite hebdomadaire au marché!

Un sens au-delà de l’argent

Au repas, les enfants ont pris l’habitude, depuis le début du défi, de me demander d’où viennent nos aliments. Au moins on sait qui les a faits, me dit fiston. C’est pas comme si c’était quelqu’un loin. Ce rapprochement change autant le geste d’acheter la nourriture que celui de la manger. Si bien qu’après que fiston ait goûté les pois sucrés et qu’il se soit exclamé : Oh wow! C’est bon!, j'ai écrit à Moïra Trudelle de la ferme La Gauloise pour le lui dire.

Autant que c’est vraiment énorme comme charge, je ne retournerais pas jamais en arrière. Je suis contente de faire ça. Le fait de voir les gens qui prennent leurs légumes, c’est vraiment le fun. Le contact entre clients et fermiers semble aussi important autant pour l’un que pour l’autre.

Deux personnes qui se parlent près d'un champs.

La copropriétaire de la ferme La Gauloise Moïra Trudelle discute avec une cliente lors de la livraison des paniers.

Photo : Radio-Canada / Pascale Langlois

Moïra Trudelle et son conjoint, Jean-Michel Guertin, en sont à leur quatrième année d’exploitation. Ils ont quitté des emplois de bureaux et une maison dans la grande région de Montréal pour changer de vie. C’est la lecture du livre Le jardinier maraîcher de Jean-Martin Fortier qui leur a fait croire en ce rêve.

Ils ne sont pas les seuls. Vincent Séguin, de la Cache verte à Lefebvre, me raconte une histoire semblable. Il a été élevé sur une ferme laitière, a fait ses études dans ce domaine, mais c’est la lecture du même livre de Jean-Martin Fortier, Le jardinier maraîcher, qui lui a donné le goût de ce type d’agriculture.

Moi, je trouvais qu’on était capable de faire plus avec une plus petite surface de terre. Il explique qu’alors que la terre voisine a produit quatre meules de foin, ils ont pu nourrir une cinquantaine de familles en légumes l’année dernière. C’est ce qui m’allumait : faire plus avec les terres de notre famille.

Les inscriptions aux paniers de légumes ont battu des records cette année. Des gens m’appelaient et me disaient : "Je t’offre le double!", raconte Moïra Trudelle. Il en va de même pour le maraîchage lui-même.

Le programme Gestion et technologies d’entreprise agricole offert par l’Institut national d’agriculture biologique (INAB) du Cégep de Victoriaville a enregistré une augmentation de 25 % dans les demandes d’inscriptions. La Coopérative pour l’agriculture de proximité écologique, qui gère le Réseau des fermiers de famille, a vu son nombre d’adhésions augmenter de 30 % depuis 2016. C’est la rencontre de l’offre et de la demande.

Et de votre côté, avez-vous vos légumes locaux? Quelles sont vos meilleures recettes?

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