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Le FBI ouvre une enquête sur le piratage de Twitter

Le logo de Twitter sur un écran de téléphone cellulaire.

Twitter a confirmé jeudi que les pirates avaient accédé à 130 comptes.

Photo : afp via getty images / ALASTAIR PIKE

Radio-Canada

Le FBI a confirmé, jeudi soir, qu’il ouvrait une enquête sur le piratage massif de Twitter, qui a vu des comptes certifiés de 130 entreprises et personnalités, dont Joe Biden, Bill Gates et Kanye West, promettre aux internautes de doubler leur mise pour tout virement de bitcoins.

Le FBI enquête sur l’incident impliquant plusieurs comptes Twitter appartenant à des individus connus qui est survenu le 15 juillet, pouvait-on lire dans une déclaration écrite de la division san-franciscaine du FBI.

En ce moment, les comptes semblent avoir été compromis dans le but de commettre une fraude de cryptomonnaie. Nous conseillons au public de ne pas se laisser prendre par cette arnaque en envoyant de la cryptomonnaie ou de l’argent en lien avec cet incident, poursuit-on.

Un tweet de Kanye West qui dit, en anglais, qu'il remettra, à toute personne qui lui envoie de l'argent à une adresse Bitcoin, le double de la somme versée.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le compte Twitter du rappeur Kanye West a été piraté mercredi.

Photo : Capture d'écran Twitter

Le département des Services financiers de l’État de New York a également annoncé avoir ouvert sa propre enquête, jeudi.

Des pirates retraçables

L’identité des pirates et le but précis de leur intrusion dans Twitter demeurent inconnus. Le réseau social enquête toujours sur l’incident et ne sait pas encore si cette arnaque de bitcoins a été utilisée comme un paravent servant à masquer d'autres activités.

Nous tentons de voir si les pirates ont mené d'autres activités malveillantes ou s'ils ont pu accéder à d'autres informations, a indiqué Twitter mercredi.

Selon le site spécialisé Blockchain.com, qui suit les transactions effectuées en cryptomonnaies, un total de 12,58 bitcoins, soit près de 155 000 $ CA, a été envoyé vers l'une des adresses mentionnées dans les tweets frauduleux. Les fonds n’auraient toutefois pas encore été prélevés par les propriétaires du compte.

Une illustration du bitcoin.

La valeur d'un bitcoin est d'environ 12 400 $ en date du 17 juillet.

Photo : Getty Images / Paul Paladin

Comme l’expliquait vendredi le site spécialisé Engadget (Nouvelle fenêtre), il pourrait s’avérer difficile pour les pirates de se cacher des autorités parce que les transactions en bitcoins ne sont pas aussi confidentielles que certaines personnes pourraient le croire.

Il est tout à fait possible de retracer la source de toute transaction en bitcoins en l’associant à une plateforme d'échange cryptographique, c’est-à-dire l’entreprise ou la plateforme choisie par la personne pour convertir des cryptomonnaies en argent. C’est de cette manière que le département de la Justice des États-Unis avait pu retrouver des pirates russes impliqués dans l'interférence politique lors des élections présidentielles de 2016.

Modus operandi

Selon Vice, une personne au sein même de Twitter pourrait être à l'origine de l'attaque, à en croire des captures d'écran de propos échangés avec deux sources anonymes qui se disent responsables du piratage. L'une de ces sources a affirmé au magazine qu'un membre du personnel de Twitter avait été payé pour faire tout le travail [à leur place].

Après la publication de l’article de Vice, Twitter a déclaré qu'elle pensait que l'incident était une attaque coordonnée d'ingénierie sociale ciblant certains membres de son personnel ayant accès aux systèmes et aux outils internes, ce qui a permis aux pirates informatiques de prendre le contrôle de nombreux comptes.

Avec les informations de Engadget, Vice, et New York Times

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