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Des critiques contre la fin du financement d'un centre d'injection supervisée en Alberta

Un homme s'injecte de la drogue dans l'avant-bras avec une aiguille.

Une clinique mobile est déjà prête à Lethbridge pour remplacer ARCHES si celle-ci n'est plus capable d'offrir ses services.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des voix s’élèvent contre l’annonce du gouvernement albertain de mettre fin au financement du seul centre d’injection supervisée de Lethbridge en raison d’une mauvaise gestion des fonds publics.

Plusieurs pensent que la province doit en faire plus pour s’assurer que les clients du centre d’injection supervisée de Lethbridge aient accès à des services.

Un audit commandé par la province a conclu cette semaine qu’ARCHES avait utilisé environ 1,6 million de dollars des contribuables pour payer un voyage au Portugal, des heures supplémentaires non autorisées et des milliers de dollars en cartes-cadeaux.

S’il met fin aux subventions, le gouvernement a par contre demandé à Services de santé Alberta (AHS) de se tenir prêt à installer un centre d’injection mobile dans la ville, si jamais ARCHES n’arrivait plus à poursuivre ses activités.

Les clients ne feront pas la file, selon certains

Selon certains, comme la cofondatrice du groupe Moms Stop the Harm, Petra Schulz, un centre mobile n’est pas assez grand pour accueillir le même nombre de clients qu’ARCHES.

D’après les données du site, durant l’hiver, les employés pouvaient voir 800 clients par jours.

D’après Petra Schulz, qui a perdu son fils d’une surdose de fentanyl en 2014, les personnes ayant des dépendances ne sont pas prêtes à attendre en ligne pour utiliser l’une des trois stations du centre d’injection mobile.

Si on fait attendre les gens, ils iront alors consommer leur drogue à l’extérieur. Toute la ville ne sera donc plus sécuritaire. Il y aura aussi plus de débris d’aiguilles et de gens qui meurent ou qui ont besoin d’une ambulance, affirme-t-elle.

Elle indique, par ailleurs, qu’ARCHES fait partie des quelques endroits au pays qui offrent à leurs clients l’option d'inhaler les drogues dans des cabines de ventilation. Or, il n’y en aura pas dans un camion.

« Le geste du gouvernement est incompréhensible. À mes yeux, cela semble sans cœur. »

— Une citation de  Petra Schulz, cofondatrice du groupe Moms Stop the Harm

Jeudi, dans un courriel, le porte-parole d’Services de santé Alberta, Kerry Williamson, a confirmé qu’une clinique mobile était déjà à Lethbridge. Elle remplacera ARCHES si nécessaire.

Services de santé Alberta a qualifié ce nouveau centre de service de prévention des surdoses. Le porte-parole a par ailleurs assuré que Santé Alberta et Services de santé Alberta travaillent pour que le centre mobile puisse faire face au même achalandage qu’ARCHES.

ARCHES préoccupé

Dans un communiqué, le centre d’injection supervisée de Lethbridge précise que le conseil d’administration n’avait pas encore reçu les conclusions du rapport d’audit jeudi.

Compte tenu des informations qui ont été publiées dans les médias, le conseil d'administration d'ARCHES comprend que les clients, le personnel et les membres de la communauté auront beaucoup de questions et de vraies préoccupations. Nous en avons également, dit-il dans le communiqué.

Avec les informations de Janet French

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