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Des artistes demandent à Ottawa de créer un revenu minimum garanti

Des gens dans une foule compacte tiennent leurs mains dans les airs, alors que des lumières s'illuminent au-dessus de la scène.

Le secteur culturel souffre particulièrement de la crise de la COVID-19.

Photo : getty images/istockphoto / Bernard Bodo

Radio-Canada

Dans une lettre ouverte publiée jeudi, 75 000 personnes du milieu des arts demandent au premier ministre Justin Trudeau l’adoption d’un revenu minimum garanti permanent pour compenser les pertes financières entraînées par la pandémie de COVID-19, notamment dans le secteur culturel.

Nous vous demandons de donner aux Canadiens et Canadiennes la chance de vivre, et non plus seulement de survivre, indique la lettre (Nouvelle fenêtre), cosignée par 280 artistes.

Une trentaine d’organisations culturelles ont également apposé leur signature au bas de cette lettre. Parmi elles se trouvent le Conseil québécois du théâtre (CQT), la Fédération culturelle canadienne-française (FCCF), le Regroupement des artistes en arts visuels du Québec (RAAV), la Fédération canadienne des musiciens et l’Union des écrivaines et écrivains québécois (UNEQ).

L'activité culturelle, paralysée par la pandémie

La lettre de trois pages souligne les lourdes conséquences de la crise de la COVID-19 sur la vie des gens. Des millions de personnes sont toujours sans travail. Plusieurs, dont la situation financière n'était pas précaire auparavant, sont aujourd'hui à risque de s'enfoncer dans un sable mouvant financier, explique-t-elle.

Le secteur culturel est particulièrement touché, les productions ont été annulées [et] les lieux de diffusion [ont été] fermés.

Les signataires de la lettre mettent également en avant le fait que les programmes d'assurance-emploi n'ont pas été révisés de manière à répondre aux nouvelles réalités de l'économie de plateformes et du travail autonome.

Une large proportion de travailleurs et travailleuses ne remplit pas les critères requis pour y être éligible, ces programmes demeurant articulés autour de la notion de travail salarié à temps plein, ajoutent les signataires.

Assurer les besoins de base

Ces personnes réclament donc, pour l’ensemble de la population canadienne, et non pas seulement pour les artistes, un revenu minimum garanti, qui serait développé sur la base des programmes existants, incluant la Prestation canadienne d'urgence (PCU).

Il offrirait une sécurité financière qui comblerait les besoins de base des individus et leur permettrait de participer pleinement à la société en vivant avec dignité, peu importe le statut de leur emploi.

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