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Une rentrée compliquée par l’incertitude pour les garderies francophones

Une petite fille croque dans un biscuit à la garderie et regarde la caméra.

Des enfants dans une garderie

Photo : Getty Images / petrograd99

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Bien qu’il reste plusieurs semaines avant la rentrée scolaire, un réseau de garderies francophones en Nouvelle-Écosse avertit les parents qu’il pourrait y avoir des retards à la fin de l’été. La pandémie de coronavirus et l’incertitude qui prévaut concernant le retour en classe occasionnent des maux de tête aux services de garde.

Le Petit Voilier accueille chaque année un peu plus de 400 enfants de tous âges. Pour la rentrée de septembre, près du quart des places n’ont pas encore été attribuées. Pourtant, des centaines d’enfants sont sur la liste d’attente.

En temps normal, les parents sauraient déjà à quoi s’en tenir. La Société de la garderie Le Petit Voilier aimerait bien leur donner l’heure juste immédiatement, mais elle fait face à des défis sans précédent et tient à prévenir les parents de l’extrême complexité de la situation actuelle.

Directives de santé publique

Tous les centres et les services sont offerts dans les écoles francophones du Conseil scolaire acadien provincial (CSAP), explique Jane Williamson, la directrice générale de la Société de la garderie Le Petit Voilier.

Une femme devant une webcam.

Jane Williamson, la directrice générale de la Société de la garderie Le Petit Voilier, en entrevue par webcam le 16 juillet 2020

Photo : Radio-Canada

On ne peut pas planifier notre rentrée comme on le faisait habituellement, dit-elle. On ne sait pas encore s'il y aura des directives du ministère par rapport au nombre d'élèves permis dans les classes, etc., donc ça peut avoir un impact sur nos services, puisqu'on utilise certains locaux dans les écoles.

Habituellement, notre planification est pratiquement terminée à ce temps-ci, poursuit Mme Williamson, mais présentement, on ne peut pas faire ce processus-là parce qu’il nous manque de l'information du gouvernement provincial.

Recrutement du personnel

Les sept centres se heurtent de plus à des difficultés pour finaliser toutes les embauches.

Les garderies recrutent du personnel francophone à l'étranger, comme en Afrique et en Europe. Mais on est encore en train d'attendre certains permis de travail, signale Jane Williamson.

D’intégrer progressivement les enfants à la garderie s’annonce la meilleure chose à faire.

On ne sait pas encore exactement le nombre d'employés qui pourraient être là pour le mois de septembre. Ça se pourrait que l’on retarde l’entrée de certains enfants dans certains groupes pour s'assurer d'avoir le personnel suffisant pour répondre à la demande, indique Mme Williamson.

Cette dernière assure les parents qu’on ne les néglige pas et qu'ils auront des nouvelles. Dès qu'on sait qu'il y a une personne qui s'en vient, qu'on peut avoir un groupe supplémentaire, on va les appeler. Mais au lieu de commencer en septembre, ils vont peut-être commencer au mois d'octobre, par exemple, mentionne-t-elle.

Elle estime qu’une trentaine d’enfants en attente d’une place pourront faire leur entrée au Petit Voilier en septembre, et une soixantaine d’autres d’ici janvier.

Les détails concernant la prochaine rentrée scolaire, notamment sur la capacité d’accueil des écoles, n’ont pas encore été dévoilés par la province.

Le ministre de l’Éducation de la Nouvelle-Écosse, Zach Churchill, promet de rendre public son plan pour l’éducation le 22 juillet.

Notre priorité est d’avoir les élèves à l’école. Nous savons que c’est là qu’ils travailleront le mieux. Nous savons que c’est mieux pour les familles aussi, a affirmé le ministre, jeudi.

Le gouvernement n’exclut cependant pas des plans de contingence qui verraient tous les élèves ou un certain pourcentage des élèves recevoir leur éducation de la maison.

D’après le reportage d’Olivier Lefebvre

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