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Une dernière condition avant de lancer le projet de parc éolien Apuiat

Une éolienne s'élève dans le ciel sous le soleil

Le projet Apuiat prévoit la construction d'un nouveau parc éolien sur la Côte-Nord (archives).

Photo : Yvon Thériault/Radio-Canada

Le projet Apuiat sera le premier projet énergétique à aller de l'avant au Québec, a promis François Legault lors de son passage à Baie-Comeau vendredi. La question des surplus d'Hydro-Québec demeure toutefois prioritaire pour la CAQ.

Je veux être bien clair : on a encore des surplus chez Hydro-Québec, donc on n'est pas encore rendus à lancer des projets, a insisté François Legault

Il reste juste une condition, c'est d'avoir une prévision d'écouler les surplus sur les 6-7 prochaines années, et si on a ça dans les prochains mois, on lance le projet Apuiat tel quel.

François Legault, premier ministre du Québec

Ce projet de parc éolien de 600 millions de dollars avait été promis par le précédent gouvernement libéral avant d'être enterré par le gouvernement de la CAQ, suscitant la colère des Innus qui défendent le projet.

On va tout faire pour que dans les prochains mois, on soit capable d'écouler ces surplus, et le premier projet qui va être fait, ça va être celui d'Apuiat, qui a des coûts très compétitifs, a annoncé le premier ministre lors d'un point de presse à Baie-Comeau vendredi.

Une carte montrant la localisation du projet Apuiat, près de Rivière-Pentecôte et à une quarantaine de km de Port-Cartier.

Les éoliennes d'Apuiat se trouveraient à une quarantaine de kilomètres du centre de Port-Cartier

Photo : Apuiat.com

Le projet engendrerait des bénéfices d'un million de dollars chaque année pour les neuf communautés impliquées, en plus de retombées économiques importantes pour la Ville de Port-Cartier, selon le chef de la Première Nation des Innus d'Essipit et responsable du projet Apuiat, Martin Dufour.

Si jamais il y a une vente d'électricité qui est faite aux États-Unis, on pourrait débuter notre projet d'ici deux ans. Nous on est prêts à commencer, assure le chef.

En compagnie de son ministre des Ressources naturelles et responsable de la région de la Côte-Nord, Jonatan Julien, François Legault a également affirmé être prêt à soutenir les entreprises des secteurs de l'aluminerie, des mines et de la foresterie, en échange de garanties d'emploi.

On est en discussion avec la compagnie ArcelorMittal pour un beau projet à Port-Cartier. J'espère que ça va se concrétiser, ce serait des emplois additionnels, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, Québec entend développer le tourisme d'hiver sur la Côte-Nord, de même que l'offre de croisières.

Il va falloir investir dans les sentiers pour développer tout le secteur de la motoneige, des VTT. Je pense qu'il y a une grosse demande de la part des résidents des grandes villes de venir ici, a avancé M. Legault.

C'est le temps d'augmenter notre offre touristique, ça veut dire les hébergements, les attraits, et les croisières ça fait partie de ce qu'on peut offrir, a-t-il ajouté.

Des incitatifs pour les travailleurs de la santé

M. Legault dit également vouloir s'attaquer au problème du manque de personnel aux urgences des hôpitaux Le Royer, à Baie-Comeau, et de l'hôpital de Sept-Îles.

Cet enjeu a fait partie des discussions tenues jeudi avec le nouveau président-directeur général du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord, Claude Lévesque.

François Legault, masqué, marche devant un bâtiment à Baie-Comeau suivi de son équipe.

François Legault à la sortie de sa rencontre avec le PDG du CISSS de la Côte-Nord, jeudi

Photo : Radio-Canada / Marlène Joseph-Blais

Les délais de séjours sont beaucoup trop longs à l'urgence. Monsieur Lévesque me dit qu'il ne manque pas de lits, mais qu'il y a un défi du côté du personnel. Il y a un défi d'attirer des gens dans la région, mais il y a un problème aussi d'horaires de travail, a indiqué le premier ministre.

Notamment, trop peu d'employés sont disponibles pour travailler les soirs, les nuits et les fins de semaine, selon M. Legault. Il va falloir revoir toute la question des horaires dans la convention collective, a-t-il affirmé.

Est-ce qu'il n'y a pas moyen de mettre des incitatifs supplémentaires pour la fin de semaine, le soir, la nuit? Parce qu'on a vraiment un problème où on est toujours proche de la rupture de service.

François Legault, premier ministre du Québec

M. Legault a posé des questions sur nos performances. Il a posé des questions sur nos urgences en particulier. Je dirais qu’on a des devoirs à faire, c’est clair. Je pense que ça aussi on a une partie des responsabilités à assumer, a raconté M. Lévesque.

Le premier ministre termine ainsi une tournée dans l'est de la province. Il était à Rivière-du-Loup mercredi et à Carleton-sur-Mer jeudi matin.

Avec des informations de Marlène Joseph-Blais

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