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Des manifestants réclament une réduction du budget de la police à Toronto

Des manifestants se trouvent devant le Commissariat du Service de police de Toronto et brandissent une affiche sur laquelle il est inscrit « Defund abolish all police ».

La manifestation s'est tenue devant le quartier général du Service de police de Toronto.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Haddad

Radio-Canada

Près de 200 personnes se sont réunies jeudi devant le quartier général du Service de police de Toronto afin de réclamer la réduction de 50 % du budget de la police et un investissement significatif dans les communautés.

Cette manifestation s'est tenue au moment où la commission des services policiers de Toronto tenait sa quatrième et dernière consultation publique virtuelle sur les responsabilités de la police, sa réforme et ses priorités en matière de sécurité communautaire.

Ces rencontres sont une honte, s'insurge Beverly Bain, coorganisatrice de la manifestation. Nous savons pertinemment que cela ne change rien, car les décisions sont déjà prises.

Selon elle, il s'agit d'une simple performance. C'est une façon pour la commission des services policiers de dire qu'elle a offert aux gens la possibilité de se rencontrer et de parler, soutient Mme Bain.

D'après la coalition No Pride in Policing (Aucune fierté dans la police), qui organisait la manifestation aujourd'hui, les forums sur la réforme de la police ne vont pas assez loin et ne répondent pas aux besoins spécifiques des Torontois.

À la fin du mois dernier, le conseil municipal avait en effet rejeté une motion visant à réduire le budget de la police, y préférant une réforme graduelle proposée par le maire John Tory.

Cette série de changements prévoit entre autres des mesures antiracistes ainsi que l'utilisation de caméras corporelles dans l'ensemble du Service de police de Toronto.

Cette réforme vise essentiellement à modifier la vocation de certains secteurs de la police sans toutefois en retirer du financement.

Selon les manifestants, ces mesures sont insuffisantes.

Nos priorités sont à l’opposé, a déclaré le journaliste, activiste et auteur torontois, Desmond Cole qui prenait part à la manifestation, jeudi.

Desmond Cole portant un masque en entrevue au micro d'un journaliste lors de la manifestation devant le Commissariat du Service de police de Toronto.

Desmond Cole lors de la manifestation devant les locaux du Service de police de Toronto.

Photo : Radio-Canada

On parle toujours chez les gens noirs et nos communautés de la pauvreté [et] du manque de possibilités, a expliqué M. Cole. Selon lui, il est impératif de réinvestir le budget de la police de manière à répondre aux besoins des communautés.

On est ici aujourd’hui pour dire encore aux politiciens qu’il faut effacer cette erreur qu’est la police, effacer leur violence, effacer leur pouvoir de battre et de tuer nos familles.

Desmond Cole, journaliste, auteur et activiste torontois

Desmond Cole a dit ainsi manifester non seulement pour sa communauté, mais aussi pour toutes les victimes de la violence de la police, que ce soit pour les droits des personnes trans, queers, autochtones ou ayant des problèmes de santé mentale.

Les manifestants ont également demandé à la Ville Reine de suivre l’exemple d’autres municipalités telles qu'Edmonton et Los Angeles où des dizaines de millions de dollars ont été retranchés des budgets policiers et redistribués aux services communautaires.

Avec les informations de Nicolas Haddad et de CBC News

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