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Martin Carpentier pourrait être en vie : il aurait « transité dans une roulotte »

Le reportage de Marie-Pier Bouchard

Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Mercier

Radio-Canada

Recherché depuis une semaine, Martin Carpentier pourrait être encore en vie. La Sûreté du Québec (SQ) a des raisons de croire qu'il a pu « transiter dans une roulotte au cours des derniers jours ».

Lors d'un point de presse tenu jeudi à 10 h, la sergente Ann Mathieu a précisé qu'il aurait dérobé des éléments à l'intérieur d'une roulotte, ici, dans le secteur où le ratissage s'est déroulé. Des éléments permettant d'assurer sa survie. Il est susceptible de pouvoir refaire ce scénario.

Elle demande aux citoyens de la MRC de Lotbinière de continuer de vérifier les bâtiments sur leur terrain, comme il a déjà été demandé aux résidents de Saint-Apollinaire et de Saint-Agapit.

Si jamais vous ne vous sentez pas confortables de le faire, communiquez avec le 911.

Selon Ann Mathieu, Martin Carpentier n'est pas dangereux, s'il est encore en vie.

Photo : Radio-Canada

Selon Ann Mathieu, Martin Carpentier n'est pas dangereux, s'il est encore en vie. On recherche un homme qui tente de survivre et de se dissimuler.

Une seule question a pu être posée à la SQ jeudi matin. La sergente Mathieu a donc précisé que Martin Carpentier pourrait encore être en déplacement. Par contre, il a été impossible de savoir dans quel type de roulotte il a dérobé des objets et à quel moment précisément.

Martin Carpentier porte une casquette blanche de marque Nike. Il a une petite barbe aux teintes de roux, les cheveux bruns ainsi que les yeux bruns.

Martin Carpentier, 44 ans, est toujours activement recherché par la police.

Photo : Facebook

Rappelons que Martin Carpentier est le principal suspect qui permettrait de comprendre la mort tragique de ses filles, Norah et Romy. Leurs corps ont été retrouvés dans un boisé de Saint-Apollinaire samedi.

Des citoyens répondent à l'appel

Des citoyens de la région ont répondu à l'appel de la SQ et ils ont vérifié leur terrain et les environs.

Paul Fecteau a ouvert la porte de son camp de chasse et vérifie à l'intérieur si rien n'a bougé.

Paul Fecteau vérifie son camp de chasse, situé sur le rang Bois-Joly.

Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Bouchard

Paul Fecteau qui possède un camp de chasse à Saint-Apollinaire sur le rang Bois-Joly a vérifié jeudi si des objets avaient été déplacés. C'est important que tout le monde vérifie pour essayer de le trouver le plus rapidement, souligne-t-il.

Denis Iannick ouvre la porte d'un petit chalet.

Denis Iannick vérifie le chalet d'une amie de Montréal. La résidence secondaire est située à Saint-Apollinaire.

Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Bouchard

Denis Iannick s'est déplacé pour une amie de Montréal, qui lui en a fait la demande. Je suis venu vérifier son chalet, pour voir si tout était correct. Les portes, les fenêtres, les environs, précise-t-il.

Les communautés de Saint-Apollinaire et de Saint-Agapit sont plongées dans les recherches depuis mercredi dernier. Les maires des deux municipalités rappellent que des services sont offerts aux parents ou aux enfants qui auraient besoin de soutien psychologique.

On avait des parents inquiets hier avec les enfants au terrain de jeu, il n’y a pas de gêne là-dedans, il faut se sentir bien à l’aise de consulter, affirme Yves Gingras, maire de Saint-Agapit.

Le maire de Saint-Apollinaire, Bernard Ouellet, mentionne que les citoyens peuvent composer le 811 pour obtenir de l'aide. C’est confidentiel, vous allez avoir quelqu’un pour s’occuper de vous, qui va vous guider vous ou vos enfants.

Communications moins fréquentes

Le déploiement policier est impressionnant depuis une semaine dans la région. Mercredi, la SQ a cependant annoncé qu'elle changeait sa stratégie de communication et que les rencontres avec les journalistes allaient être moins fréquentes.

La SQ a malgré tout fait le point jeudi matin, jugeant les nouvelles informations importantes pour la population.

Selon Marcel Savard, ex-directeur adjoint à la SQ, une des explications possibles à la décision de communiquer moins fréquemment serait de baisser les attentes du public et de réduire son anxiété.

Ça se fait toujours en lien direct avec les opérations, ce n'est pas que les communications qui prennent ce genre de décision, précise-t-il.

Quatre agents attendent près d'une route.

Plusieurs policiers sur le terrain lundi

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

De son côté, Guy Ryan, ancien inspecteur du Service de police de la Ville de Montréal, croit que le fait de diminuer le nombre de points de presse permet de protéger la suite de l'enquête.

Ce n’est pas évident, parce que s’il est retrouvé vivant, ils doivent tout refaire le fil des événements pour être en mesure de prouver si c’est lui qui a tué les deux fillettes, indique M. Ryan.

Même si les autopsies des corps des fillettes sont terminées, M. Ryan affirme également très bien comprendre pourquoi les résultats ne sont pas dévoilés. Je ne vois pas l’utilité de sortir publiquement ces résultats. On se souvient, lors du drame à Piedmont [l'affaire Guy Turcotte] il avait été mentionné qu'il y avait des traces de grande violence, mais ça reste sensationnaliste.

Un homme place un mot dans le pavillon d'un parc rempli de peluches et de fleurs.

Le parc des Chutes-de-la-Chaudière à Lévis est devenu un lieu de mémoire et de recueillement pour une population bouleversée par la mort des deux fillettes.

Photo : The Canadian Press / Jacques Boissinot

Le mercredi 8 juillet au soir, un véhicule appartenant à Martin Carpentier a fait un accident sur l'autoroute 20, mais à l'arrivée des secours, personne ne se trouvait à bord.

Une alerte Amber a été lancée le lendemain après-midi pour trouver Norah Carpentier, 11 ans, et Romy Carpentier, 6 ans.

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