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Les voyageurs arrivant au Canada observent en général l'isolement obligatoire

Seules quelques personnes ont reçu une amende et aucune n’a été arrêtée.

L'une des frontières entre le Canada et les États-Unis

Peu de voyageurs arrivant au Canada transgressent la règle des deux semaines d'isolement obligatoire imposée en raison de la COVID-19.

Photo : Getty Images

Radio-Canada

Depuis la quarantaine imposée par la pandémie de COVID-19, fort peu de voyageurs arrivant au Canada transgressent la règle des deux semaines d'isolement qui est obligatoire à leur arrivée au pays. Seules quelques personnes ont reçu une amende et aucune n’a été arrêtée.

Selon les statistiques de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), plus de 2,4 millions de personnes ont franchi la frontière canadienne depuis la fin du mois de mars, moment où les mesures d’isolement obligatoire ont été mises en place. La plupart d'entre elles sont entrées dans le pays par un point de passage terrestre.

Ces chiffres ne disent cependant pas combien étaient des travailleurs essentiels, qui n’ont pas l’obligation de s’isoler pendant 14 jours.

Pour vérifier que ces personnes suivent bien les règles, les douaniers qui suspectent un voyageur peuvent le signaler à l'Agence de santé publique du Canada (ASPC), qui demande alors à la police de faire un suivi.

Ce suivi est assuré par la police locale, qui reçoit ses informations du centre d'opérations national mis en place par la GRC pendant la pandémie, et qui fait office de centre de répartition pour tous les services de police du Canada.

Le 9 juillet, l’ASPC avait rapporté 21 422 personnes à la GRC. La police a visité seulement une minorité d'entre eux, tel que demandé par l’Agence de santé publique, et n’a délivré que neuf contraventions résultant d’infractions à la loi. Les amendes imposées vont de 400 $ à 1000 $.

Six de ces contraventions ont été données par la GRC elle-même. Deux autres par la police ontarienne.

Nous avons constaté que les Canadiens sont sensibles à leurs obligations et dévoués à la protection de la santé publique, a indiqué Geoffroy Legault-Thivierge, porte-parole de l'ASPC.

M. Legault-Thivierge admet toutefois que ces chiffres pourraient être inférieurs aux chiffres réels, car la police locale ne communique pas toujours ses actions ou pourrait choisir d'inculper quelqu'un en vertu d'un règlement local ou d'une loi provinciale plutôt que d’une loi fédérale.

Quant au Dr Howard Njoo, sous-administrateur en chef de la santé publique du Canada, il soutient que le système de surveillance fonctionne jusqu'à présent.

Je ne suis pas personnellement au courant d'une forte augmentation des cas liés aux voyages, aux personnes qui ont traversé la frontière et qui ont ensuite développé la COVID-19 à cause d'une infection qu'elles ont ramenée, a-t-il déclaré lors d’un point de presse de routine à Ottawa.

La frontière restera fermée au moins jusqu’au 21 août

Par ailleurs, la frontière canado-américaine restera fermée à tout déplacement non essentiel au moins jusqu'au 21 août. Elle devait rouvrir le 21 juillet, mais ce délai a été prolongé d’un mois.

En mars, les États-Unis et le Canada avaient conclu un accord pour fermer temporairement la frontière aux voyages non essentiels. Seuls sont permis les voyages pour raisons professionnelles, pour études, pour les soins médicaux, ou pour le maintien du flux de biens et de services pour les chaînes d'approvisionnement essentielles.

D'après des informations de Catharine Tunney, de CBC News

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