•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une hausse de la clientèle locale et provinciale dans certaines pourvoiries

Un homme tient des poissons.

La pêche est une activité populaire cet été dans le Nord de l'Ontario.

Photo : White Pine Lodge

Des pourvoiries du Nord misent sur le marché intérieur pour survivre puisqu’elles ne peuvent pas accueillir de clients américains en raison de la fermeture de la frontière avec les États-Unis.

La direction de la pourvoirie Hearst Air Service s'estime privilégiée puisque les Canadiens comptent généralement pour 50 % de sa clientèle, alors que plusieurs autres entreprises dépendent majoritairement des touristes américains.

Ça va assez bien. Ce n’est pas plein, mais c’est assez pour nous garder ouverts , affirme la gérante de Hearst Air Service, Mélanie Veilleux.

Mme Veilleux note qu’elle accueille un plus grand nombre de gens de Hearst et d’autres villes du nord de l’Ontario pour des voyages de pêche cet été.

Mélanie Veilleux à côté d'un avion.

Hearst Air Service note une augmentation du nombre de clients régionaux qui pallie l'absence des clients étrangers.

Photo : Hearst Air Service

Dans plusieurs cas, ces personnes ont vu leurs projets de vacances bousculés par la pandémie de la COVID-19.

On a eu beaucoup plus de familles. Les gens du Nord ont décidé vraiment qu’ils voulaient rester dans le Nord.

Mélanie Veilleux, gérante de Hearst Air Service.

Le propriétaire de White Pine Lodge, près de Foleyet, Tony Godin, s'estime heureux de miser sur un terrain de camping pour roulottes qui est fréquenté par des clients de la région, car il ne peut pas accueillir autant de gens dans ses chalets qu’à l’habitude.

Ça nous aide pas mal. C’est ça qui nous tient [dans le coup], affirme M. Godin.

À l’ouest de Chapleau, le propriétaire de Lodge Eighty Eight et directeur général de l’organisme Destination Nord de l’Ontario, David McLaughlin, ne s’attend pas à une augmentation importante du nombre de clients locaux puisque l’accès à son établissement est plus difficile.

Normalement, 95 % de sa clientèle provient des États-Unis.

Son établissement fonctionne seulement à 15 % de son potentiel.

Un portrait de David McLaughlin.

David McLaughlin a reçu ses premiers clients de la saison le 13 juin.

Photo : Avec l'autorisation de David McLaughlin

Il estime que l’ouverture imminente de la salle à manger pourrait toutefois aider à attirer plus de clients de la région.

M. McLaughlin croit qu’il y aura des retombées économiques importantes pour le camping en général, même si l’effet sur son entreprise sera limité.

Le marché du véhicule récréatif est devenu fou, souligne-t-il. Beaucoup de personnes avec des véhicules récréatifs souhaitent camper dans les parcs provinciaux.

La santé avant tout

La santé du personnel et des vacanciers est primordiale pour Tony Godin, même si les mesures mises en œuvre lui font perdre des revenus. Quand il est question de santé, il n’y a pas de prix pour ça.

Il explique que pour protéger les personnes qui s’occupent de nettoyer les chalets, ceux-ci sont fermés à clé pendant une semaine après avoir été loués avant que quiconque puisse y entrer de nouveau.

M. Godin ajoute qu’il a refusé de recevoir des groupes du sud de la province qui ne faisaient pas partie du même ménage.

Une femme debout sur un quai tient une canne à pêche.

Le respect des mesures sanitaires est important, même dans la nature.

Photo : White Pine Lodge

Les clients doivent répondre à un questionnaire avant d'être admis, et ils sont joints par téléphone une semaine après leur départ pour leur demander s’ils ont des symptômes de COVID-19.

De son côté, Hearst Air Service n’a pas de personnel sur place pour les chalets situés près de lacs isolés.

Les clients sont avisés avant leur arrivée qu’ils doivent désinfecter eux-mêmes les lieux à leur départ avec les produits fournis.

Ils sont tellement contents d’avoir la chance de venir qu’ils vont faire n’importe quoi. Jusqu'ici, je dirais que tout le monde a été très respectueux , affirme Mélanie Veilleux.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nord de l'Ontario

Tourisme