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Attente pour une chirurgie : la patience est de mise

L'entrée de l'urgence de l'hôpital de Chicoutimi.

L'entrée de l'urgence de l'hôpital de Chicoutimi

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis

Radio-Canada

Le chef du département de chirurgie du réseau de la santé de la région, Hans McLelland, invite les personnes en attente d'une opération à faire preuve de patience malgré les délais causés par la pandémie.

Mardi, Lise Desbiens s'inquiétait des délais causés par la COVID-19 sur l'opération à la hanche qu'elle attend depuis l'automne dernier. J'étais tellement déprimée en fin de semaine, je me suis dit que je ne passerais pas ça, exprime la dame de 71 ans. Pas encore une autre année à ne pas pouvoir sortir, à ne pas pouvoir rien faire. Je ne peux même pas aller prendre une marche.

Même si le Dr McLelland ne peut pas traiter ce cas directement, il se fait rassurant quant au rythme des chirurgies orthopédiques.

C'est un des critères pour pouvoir opérer nos patients, de prendre les cas les plus anciens, indique-t-il. On a encore des cas d’au-delà de six mois d’attente pour une chirurgie, on a quelques cas aussi au-delà d'un an, mais c'est ceux-là qu'on priorise actuellement.

Une meilleure capacité

Au début de la crise de la COVID-19, les blocs opératoires de la région fonctionnaient à 30 % de leur capacité. Depuis la mi-mai, ils fonctionnent à 70 % alors qu’habituellement, la capacité du rythme d’été est entre 50 % et 60 %.

Tout le monde a mis l'épaule à la roue dans le personnel soignant : l'équipe d'anesthésie, l'équipe de chirurgie, le personnel infirmier, ajoute Hans McLelland.

Lorsque la situation était à son pire en avril, les chirurgiens se concentraient sur les cas urgents. Le mois dernier, 2000 opérations de toutes sortes ont été effectuées, mais la liste d’attente de 5600 chirurgies n’a toujours pas baissé.

On a augmenté la capacité de production, mais évidemment, les cliniciens, les chirurgiens, se sont mis à voir des patients en clinique, explique le Dr McLelland.

Des cas prioritaires

Le CIUSSS signale que la grande majorité des patients opérés pour une cataracte et pour la hanche ont été traités à l'intérieur des six mois prescrits. L'attente pour les opérations au genou est plus longue. 

En ce qui concerne les cas de cancers, ils sont presque tous traités à l'intérieur d'un délai de 28 jours. 

C'est la beauté du comité, on a vraiment été le chien de garde des patients en attente de chirurgie et s'assurer que le patient au bon moment au bon endroit a été opéré, affirme Hans McLelland.

Le spécialiste espère que les listes d'attente se résorberont à l'automne avec des salles d'opération à plein régime, mais à condition qu'une deuxième vague de COVID-19 ne vienne pas perturber le tout.

D'après le reportage de Gilles Munger

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