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La renouée du Japon menace la biodiversité au domaine de Maizerets

Un étang avec des feuilles mortes, le jour. Une passerelle blanche passe au dessus.

Une passerelle au-dessus d'un étang au domaine de Maizerets.

Photo : Radio-Canada / Sebastien Vachon

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La renouée du Japon, une plante envahissante aux allures pourtant sympathiques, menace la biodiversité au domaine de Maizerets.

David Viens, coordonnateur de projet au Conseil régional de l'environnement (CRE) de la Capitale-Nationale, estime qu'il est temps d'agir avant de l'échapper sur ce site historique. Il soutient qu'une bonne partie – plus de 20 % – des 27 hectares du domaine de Maizerets est actuellement envahie par des colonies de renouée du Japon.

Plante aux grandes feuilles et aux fleurs séduisantes, la renouée du Japon est cependant une adversaire redoutable et ne laisse aucune chance à la compétition.

Un plan de renouée du Japon

La renouée du Japon peut pousser jusqu'à trois mètres de hauteur en été.

Photo : Radio-Canada

L'espèce peut mesurer de deux à trois mètres de hauteur en été. Mais elle est encore plus agressive dans le sol. Elle se répand rapidement à l’aide de rhizomes qui s'enfoncent à plus de deux mètres de profondeur et s'étendent latéralement sur sept mètres. Ces tiges souterraines libèrent des toxines qui empêchent l'établissement d'autres végétaux, peut-on lire dans une fiche descriptive de la Ville de Québec. Les rhizomes peuvent demeurer en dormance pendant... dix ans.

Elle est ainsi reconnue pour ne laisser aucune place aux autres espèces. Elle appauvrit la biodiversité et cause des dommages aux infrastructures. Sur les rives, elle limite l’accès aux cours d’eau et accroît les risques d’inondation, poursuit la fiche de la Ville.

Citoyens appelés à l'aide

S'en débarrasser n'est pas une mince tâche. Le CRE de la Capitale-Nationale invite donc la population à se joindre à elle pour lutter contre l'envahisseur dans le cadre de son programme J'en arrache. Il a été mis sur pied en collaboration avec la Société du domaine de Maizerets ainsi que la Ville.

Tout au long de l’été 2020, nous solliciterons l’aide des citoyens et citoyennes motivés à donner un coup de main à notre équipe pour les activités d’arrachage de la renouée du Japon et les activités de plantation pour renaturaliser les sites d’intervention, explique le CRE.

David Viens rappelle que le domaine de Maizerets est un lieu de prédilection pour l'observation d'oiseaux nicheurs, notamment. L'endroit est aussi décrit comme le dernier secteur naturel du bassin versant du ruisseau du Moulin supportant une grande diversité d'espèces végétales et animales.

Outre la renouée du Japon, le roseau commun, ou phragmite, est également une espèce à éradiquer sur le site.

Les personnes qui souhaitent aider peuvent se présenter au domaine les mardi et jeudi jusqu'à la fin août. Suffit d'être équipé de gants et souliers fermés. La plante n'est pas dangereuse pour l'humain.

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